Interview

Ange Brou (Talentys) : « C’est aux managers africains d’affirmer leur valeur ajoutée »

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Télétravail, intrapreneuriat, management de proximité... Le consultant en RH explique comment adapter ces nouvelles formes de travail aux réalités africaines sans dévoyer les atouts de certaines pratiques locales.

Juriste de formation, diplômé de l’université d’Abidjan en Côte d’Ivoire, de l’école de communication et de journalisme IICP et titulaire d’un master en management des ressources humaines à l’Essec, Ange Brou est consultant spécialisé dans les SIRH chez Talentys, une filiale du groupe S&H. Il s’intéresse plus particulièrement aux nouvelles formes de travail et aux particularités culturelles du travail sur le continent.

Existe-t-il une culture de l’entreprise proprement ivoirienne ?

Oui. Nous sommes par exemple dans une culture hiérarchique où l’autorité naturelle provient des positions acquises de fait, comme le droit d’aînesse ou certains titres. Dans ce contexte il n’y a pas forcément d’effort à fournir pour acquérir une légitimité et imposer une autorité.

Nous avons également un rapport différent au temps, avec une notion d’incertitude qui est bien plus présente qu’en Occident. Nous y faisons face en nous adaptant très rapidement. Elle a pour conséquence de créer une culture où la confiance est très relationnelle au contraire d’une culture occidentale basée sur le contrat écrit. Chez nous il n’y a de confiance que si un socle relationnel est établi. C’est ce qui doit être notre atout sur le marché international.

Notre culture hiérarchique est à l’épreuve du management de proximité. »

Ces particularités entrent-elles en conflit avec le management occidental que l’on retrouve dans les grandes multinationales ?

Dans nombre de multinationales aujourd’hui, la tendance est plutôt au décloisonnement et à l’aplanissement des hiérarchies. Cela peut créer des chocs et entrer en conflit avec le fonctionnement local. Notre culture hiérarchique est à l’épreuve du management de proximité. Ce sont des points à surveiller, qu’il est possible de gérer en instaurant du management par objectifs, de la gestion de la performance inscrite dans un temps bien imparti. Il faut faire comprendre qu’atteindre les objectifs après les délais, ça ne compte pas.


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En retour, le management occidental doit-il s’adapter à ces caractéristiques locales ?

Oui, tout comme la culture locale doit avoir l’ambition de pouvoir répondre aux défis internationaux. Le tout est de ne pas se renier, de garder ce qui fait notre identité et notre valeur ajoutée et d’y ajouter un supplément, qui est l’exigence des autres cultures afin de ne pas être exclus des marchés internationaux.

Les logiques ethniques interviennent également dans l’entreprise. Peuvent-elles être des atouts ?

Le défi actuel des DRH est d’attirer les meilleurs talents et de les fidéliser. Dans notre culture basée sur la confiance relationnelle et les noyaux que constituent la famille, le clan ou l’ethnie, quand quelqu’un est recommandé, on est sûr qu’il sera fidèle et loyal. C’est un atout dont peuvent se servir les DRH pour la cooptation par exemple. Au contraire du copinage ou du piston, cette pratique est transparente dans ses règles et privilégie des aspects objectifs.

Il faut que les grands groupes étrangers fassent confiance aux africains. »

Former le top management occidental sur ces particularités culturelles locales, n’est-ce pas freiner l’africanisation des entreprises occidentales implantées localement ?

La compétition en matière de ressources humaines pour les multinationales est de trouver les meilleurs profils. Elles se fichent de savoir d’où ils viennent. Si les managers ne sont pas locaux mais qu’ils ont intégré toutes les subtilités interculturelles, les entreprises sont satisfaites.


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Mais leur rôle est aussi de faire progresser les talents locaux en interne…

Effectivement il faut que les grands groupes étrangers fassent confiance aux africains, qu’ils leur donnent des responsabilités. Mais c’est aussi aux managers africains d’affirmer leur valeur ajoutée par rapport au management importé.

Passé l’enthousiasme de pouvoir subvenir à leurs besoins, les gens s’ennuient et se démotivent très vite. »

Comment aborder le télétravail dans un contexte africain où la couverture Internet est inégale ?

C’est un changement qui peut effectivement paraître frontal et brutal pour nos sociétés. Mais si on y réfléchit, certains ont déjà leur boîte mail sur leur smartphone et télétravaillent le soir de façon informelle. Le besoin et l’envie existe donc comme ailleurs. Nous devrons juste être vigilant lorsque nous adopterons le télétravail, car nous avons des entreprises qui n’ont pas digitalisé tout leur process et où il faut forcément être au bureau pour avoir accès à des ressources. Il faudra donc privilégier le télétravail occasionnel pour des aléas comme des inondations ou des soucis personnels comme la maladie d’un enfant. Je pense que les salariés ivoiriens apprécieront cette démarche. Mais elle devra être encadrée, formalisée et nécessitera de l’accompagnement au changement.


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Ce serait aux entreprises d’être garantes d’un équipement adéquat ?

Oui, parce qu’elles auront la même exigence que lorsque le collaborateur est présent au bureau.

Qu’en est-il de l’intraprenariat ? Est-ce un concept qui intéresse les entreprises ivoiriennes ?

Du fait de nos réalités culturelles, les raisons qui ont poussé les entreprises à mettre en place cette pratique ne sont pas les mêmes que celles qui pousseront les entreprises africaines à le faire. Nous sommes dans un contexte de chômage massif où les gens intègrent leur emploi par nécessité. Passé l’enthousiasme de pouvoir subvenir à leurs besoins, les gens s’ennuient et se démotivent très vite. L’intrapreneuriat peut donc être un levier de motivation et un espace d’épanouissement où les collaborateurs expriment leurs vraies passions. Cela peut permettre aux entreprises de motiver leurs collaborateurs et parfois même d’innover et de se diversifier.

 

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Togo

APPEL A CANDIDATURE 

Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation Locale de la République togolaise recrute pour le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) 

UN DIRECTEUR GENERAL

Principales missions Le Directeur Général coordonne et dirige l’ensemble des activités du CETEF. A cet effet, il a pour missions essentielles de 

  • - proposer en accord avec le conseil d’administration, un plan stratégique de développement du Centre en phase avec les orientations du ministère ;
  • - proposer et mettre en œuvre des plans et programmes d’organisation et/ou de participation aux foires, salons spécialisés, expositions nationales, régionales, internationales, universelles, etc ;
  • - initier des actions et manifestations à caractère promotionnel pour tous les autres secteurs de l’économie nationale ;
  • - organiser des événements visant à promouvoir l’entreprenariat féminin et des jeunes ; 
  • - assurer la coordination, la gestion et la maintenance des infrastructures du Centre – Parc d’exposition et Foires de Lomé ;
  • - gérer et mobiliser le personnel du CETEF autour des missions et des objectifs assignés au Centre 
  • - proposer pour adoption par le CA, le budget, les rapports d’activités et de gestion du centre, les comptes périodiques et toutes autres décisions ou propositions relevant de son autorité ;

 

Profil et compétences Etre titulaire d’un diplôme BAC+5 en Gestion, Management, Marketing, Commerce, Ingénierie et justifier d’une dizaine d’année d’expérience professionnelle à un poste de direction (Direction Générale, Direction Opérationnelle) dans une fonction de management de foires et salons ainsi que l’organisation de grands évènements ; avoir une bonne connaissance de l’activité, du secteur du commerce et des secteurs connexes. Etre parfaitement bilingue et disposer de bonnes capacités d’organisation, de communication et de négociation ; Avoir une bonne connaissance de la gestion axée sur les résultats. 

Le poste est basé à Lomé avec des déplacements à l’extérieur. 

 

Procédure de recrutement Le recrutement se fera en deux (02) phases : une phase de présélection sur étude de dossiers et une phase de sélection à l’issue de tests écrit et oral. Les candidats présélectionnés devront fournir un dossier complet dont la composition leur sera communiquée en temps opportun. 

Les candidats intéressés sont priés d’envoyer leur CV détaillé et actualisé et une lettre de motivation au plus tard le 31 Mai 2022, sur les adresses électroniques suivantes :

recrutement@cssynergie.com et cetef.recrutement@cssynergie.com

Consult Services Synergie BP : 20803 Lomé-TOGO Tél. : +228 22 22 91 35

cssynergie@cssynergie.com

Retrouvez cette annonce sur notre site www.cssynergie.com et www.commerce.gouv.tg

https://www.linkedin.com/company/consult-service-synergie/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2022-05-12 15:01:17
full-time
Égypte

| Institutions-ONG
  Numéro de poste vacant: RAPS/1/2022/AF/01 Le poste est situé au sein de l'équipe d'appui technique au travail décent de l'OIT et du bureau de pays pour l'Afrique du Nord (DWT/CO-Caire) basé au Caire. Les DWTs fournissent un soutien technique de haute qualité, opportun et intégré aux bureaux nationaux dans la conception et la mise en œuvre des programmes par pays de travail décent (DWCPs) en réponse à leurs demandes dans le cadre de plans de travail basés sur les résultats. Ce soutien comprend des conseils techniques et politiques, des informations et des analyses. Le titulaire du poste est chargé de fournir des services consultatifs sur la politique salariale dans l'ensemble de la région africaine, la priorité étant accordée aux pays couverts par le DWT/CO-Caire. Le titulaire du poste fournira également un soutien en matière de dialogue social et de tripartisme, ainsi qu'en matière de négociations collectives sur les salaires et autres conditions de travail. Le titulaire du poste rend compte au Directeur du DWT/CO-Caire et travaille en étroite coordination avec les Directeurs des autres bureaux de pays de l'OIT dans la sous-région. Le titulaire du poste recevra une supervision technique générale et des conseils de la part du Service des marchés du travail inclusifs, des relations professionnelles et des conditions de travail (INWORK) et du Département des conditions de travail et de l'égalité (WORKQUALITY) au siège. L'unité Dialogue social et tripartisme (DIALOGUE) du département Gouvernance et tripartisme (GOUVERNANCE) fournira également des orientations et des conseils techniques. Qualifications requises: Formation Diplôme universitaire supérieur en économie avec une expertise en économie du travail, en administration publique, en relations industrielles, en droit ou dans une autre discipline liée aux études du marché du travail. Expérience Au moins huit ans d'expérience au niveau national ou cinq ans au niveau international en matière de politiques salariales et/ou de relations professionnelles/industrielles. Langues Excellente maîtrise de l'anglais ou du français et connaissance pratique de la deuxième langue. Une connaissance pratique de l'arabe serait un avantage. L'OIT apprécie la diversité au sein de son personnel et accueille favorablement les candidatures de femmes qualifiées. Nous encourageons également les candidats handicapés. Si vous ne pouvez pas remplir notre formulaire de candidature en ligne en raison d'un handicap, veuillez envoyer un courriel à ilojobs@ilo.org. Pour de plus amples informations sur le poste et pour savoir comment postuler, veuillez consulter le site: https://jobs.ilo.org/job/Cairo-Wages-and-Social-Dialogue-Specialist/804334601/. Date limite de dépôt des candidatures (minuit, heure de Genève) : 6 juin 2022    
2022-05-12 13:36:48
full-time
Côte d'Ivoire

| Banque-Finance-Assurance

BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

AVIS DE VACANCE DE POSTE No ADB/22/809

INTITULÉ DU POSTE :

 

DIRECTEUR /DIRECTRICE, POLITIQUE MACROÉCONOMIQUE, PRÉVISIONS ET RECHERCHE 

COMPLEXE :

DÉPARTEMENT :

 

ÉCONOMISTE EN CHEF/VICE-PRÉSIDENCE POUR LA RECHERCHE ÉCONOMIQUE, LE DIALOGUE SUR LES POLITIQUES ET LA GESTION DES CONNAISSANCES (ECVP)

POLITIQUE MACROÉCONOMIQUE, PRÉVISIONS ET RECHERCHE (ECMR)

GRADE 

 

EL5

SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE :

 

ÉCONOMISTE EN CHEF/VICE-PRÉSIDENT POUR LA RECHERCHE ÉCONOMIQUE, LE DIALOGUE SUR LES POLITIQUES ET LA GESTION DES CONNAISSANCES (ECVP)

LIEU D’AFFECTATION :

 

ABIDJAN, CÔTE D’IVOIRE

INFORMATIONS CONCERNANT LE POSTE :

 

CE POSTE BÉNÉFICIE DU STATUT INTERNATIONAL ET OUVRE DROIT AUX CONDITIONS D’EMPLOI Y AFFÉRENTES.

Si vous rencontrez des difficultés techniques pour soumettre votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème ou une capture d’écran indiquant le problème à : HR Direct HRDirect@AFDB.ORG

No SAP :

 

50092394

DATE DE CLÔTURE :

 

05 JUIN 2022 (à 23 h 59 GMT)

Pour postuler: https://www.afdb.org/fr/poste-vacant/directeur/directrice-politique-macroeconomique-previsions-et-recherche-51389

 

 

LA BANQUE :

Créée en 1964, la Banque africaine de développement est la première institution panafricaine de développement. Elle a pour mission de promouvoir la croissance économique et le progrès social dans l’ensemble du continent. La Banque compte 81 pays membres, dont 54 pays africains (les Pays membres régionaux). Le programme de développement de la Banque vise à fournir l’appui financier et technique aux projets porteurs de transformation qui permettront de réduire sensiblement la pauvreté grâce à une croissance économique inclusive et durable en Afrique. Pour davantage se concentrer sur les objectifs de la Stratégie décennale (2013‑2022) et réaliser un plus grand impact sur le développement, Cinq grandes priorités (High 5) dans lesquelles les interventions devront s’intensifier pour accélérer l’obtention de résultats en Afrique ont été identifiées, à savoir : l’énergie, l’agro-industrie, l’industrialisation, l’intégration et l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines. La Banque entend constituer une équipe de direction qui pilotera la mise en œuvre efficace de cette vision.

LE COMPLEXE

La Vice-présidence (ECVP) est principalement chargée d’amener le Groupe de la Banque à donner la priorité à la production, l’analyse, la diffusion, le courtage et la mise en œuvre de solutions du savoir pertinentes dans toutes les priorités opérationnelles des High 5 et les thèmes transversaux de sa stratégie décennale. Ces solutions doivent répondre clairement aux problèmes de développement prioritaires auxquels font face individuellement ou collectivement les pays membres régionaux (PMR), et les PMR doivent être impliqués tant dans leur planification que dans leur mise en œuvre. Au nombre des solutions figurent : i) les recherches touchant aux principaux problèmes de développement auxquels fait face l’Afrique et leur relation avec la gouvernance économique mondiale et les autres biens publics mondiaux majeurs ; ii) les diagnostics pays et les perspectives d’avenir ; iii) le dialogue sur les politiques et les services consultatifs ; iv) les activités liées au savoir économique, sectoriel, et thématique ; v) l’amélioration des systèmes statistiques nationaux et sous-régionaux ; vi) la préparation, la conception et l’appui à la mise en œuvre des opérations de gestion des finances publiques et de gouvernance ; vii) le renforcement des capacités pour la formulation et la mise en œuvre de politiques ; viii) l’assistance technique et les conseils relatifs à la gestion des ressources naturelles par les PMR ; et ix) la diffusion du savoir et l’établissement de réseaux du savoir nationaux, régionaux et interrégionaux.

LE DÉPARTEMENT/LA DIVISION QUI RECRUTE :

Le Département de la politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie efficace et solide pour la production, le courtage et la diffusion de connaissances de haute qualité sur différentes questions de développement économique en Afrique. Le Département apporte un appui technique aux unités opérationnelles et aux pays membres régionaux par des travaux d’analyse rigoureux dans les domaines liés à sa stratégie décennale et aux priorités opérationnelles High 5. De même, le Département travaille en partenariat avec diverses parties prenantes internes et externes pour soutenir ou promouvoir un dialogue politique efficace avec les organes de décision au sein et en dehors de la Banque. Les activités du Département s’articulent autour de la politique macroéconomique, de la soutenabilité de la dette et des prévisions d’une part, et de l’impact microéconomique, institutionnel et sur le développement d’autre part.

LE POSTE

 

Le Groupe de la Banque africaine de développement passe aujourd’hui par une phase exaltante d’ajustement stratégique et structurel, évoluant vers un mode de travail plus collaboratif et transversal. Dans le cadre de ce changement, le Complexe ECVP joue un rôle de premier plan dans le processus de repositionnement du Groupe de la Banque en tant qu’organisation innovante et dynamique qui applique efficacement le principe de l’unité d’action. Ce repositionnement consistera plus particulièrement à accroître la visibilité et l’impact politique de la Banque, en intégrant l’analyse critique des questions économiques dans tous les aspects de ses activités, y compris dans ses projets de recherche et ses actions de sensibilisation, ainsi qu’en ce qui concerne son engagement externe auprès des décideurs, des leaders d’opinion et des autres parties prenantes.

Le Directeur/La Directrice du département Politique macroéconomique, prévisions et recherche contribuera de manière substantielle à la conceptualisation, à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’assurance qualité de l’ensemble des produits du savoir du Groupe de la Banque. Le/La candidat(e) retenu(e)fera partie de l’équipe de direction du Complexe et de l’ensemble de la Banque, jouera un rôle clé dans l’amélioration de l’image publique de la Banque relativement à ses activités et mènera des actions de sensibilisation auprès d’un large éventail de parties prenantes externes, tout en gérant une équipe dynamique de professionnels.

La Banque africaine de développement recherche une personne justifiant d’une solide expérience en économie, faisant preuve d’une logique claire et de créativité, dotée de capacités d’influence avérées et capable de nouer des relations avec des acteurs clés du monde universitaire, des secteurs privé et public et de la société civile, et de les influencer.

Sous la direction générale du Vice-président, le/la titulaire du poste devra de manière générale assumer les fonctions suivantes :

1. Aider à fournir un leadership, des orientations et des prestations stratégiques en matière de politique économique et de recherche au sein du Groupe de la Banque, et à éclairer et structurer le travail de ce dernier par des analyses et des orientations solides.

2. Améliorer et accroître le profil de connaissance externe du Groupe de la Banque, son influence et son impact. Pour ce faire, le titulaire du poste devra assurer une communication crédible et convaincante de l’ambition stratégique de l’institution auprès de publics cibles clés, à savoir notamment les PMR, les décideurs politiques, les leaders d’opinion, les médias, ainsi que d’autres parties prenantes.

3. Constituer, diriger, gérer, encadrer et accompagner un groupe de premier ordre de chercheurs économistes, de statisticiens et d’analystes politiques afin de renforcer les capacités de la Banque en matière de dialogue politique à l’échelle nationale et régionale.

PRINCIPALES FONCTIONS 

Sous la supervision et les conseils de l’Économiste en chef/Vice-président chargé de la recherche économique, du dialogue sur les politiques et de la gestion des connaissances, le Directeur/la Directrice devra s’acquitter des fonctions suivantes :

  1. Validation et exécution du programme de travail
  1. Examiner et valider les objectifs et le programme de travail du Département, en veillant à ce qu’ils soient alignés sur les priorités stratégiques de la Banque, du Complexe et du Département.
  2. Superviser leur exécution et fournir des orientations aux équipes le cas échéant.
  3. Examiner et valider le budget, et sa mise en œuvre effective.
  4. Faire rapport sur l’exécution du programme de travail et proposer des mesures alternatives et correctives si nécessaire.
  5. Contribuer activement à la conception et au suivi de la mise en place des indicateurs clés de performance de l’institution.
  1. Supervision technique des activités du département
  1. Fournir au Groupe de la Banque et aux pays membres des renseignements économiques sur l’évolution macroéconomique, des projections des variables économiques et financières les plus utilisées relativement à l’économie africaine et aux opérations du Groupe de la Banque.
  2. Analyser l’économie des PMR en mettant l’accent sur les High 5, en utilisant des techniques de pointe et en évaluant les stratégies de développement régionales et continentales, tout en insistant sur l’analyse de la soutenabilité de la dette et l’impact des chocs exogènes majeurs sur les agrégats macroéconomiques et les niveaux de vie.
  3. Participer à des études spéciales visant à améliorer les stratégies et la programmation des opérations du Groupe de la Banque, ou diriger celles-ci.
  4. Élaborer des outils d’analyse appropriés en vue de rationaliser les études économiques et sectorielles de la Banque dans des domaines essentiels tels que l’analyse macroéconomique et l’évaluation de l’impact des projets de développement.
  5. Coordonner la préparation des rapports phares du Groupe de la Banque.
  6. Superviser le traitement des principales publications de la Banque, y compris le Rapport sur le développement en Afrique, la Revue sur le développement en Afrique et les publications statistiques annuelles.
  7. Préparer et apprêter les principales déclarations, allocutions et notes d’information pour le Président et les vice-présidents, lors des réunions de haut niveau, des conférences et des missions officielles dans les pays membres régionaux.
  1. Gestion des personnes
  1. Veiller à ce que le Département soit doté des compétences appropriées à tout moment pour la réalisation efficace des objectifs définis dans le programme de travail.
  2. Examiner et valider les besoins en personnel et élaborer, en collaboration avec le département des ressources humaines, les plans de recrutement nécessaires.
  3. Évaluer les performances et le potentiel du personnel et déterminer les besoins en formation.
  4. Mettre en place, avec l’aide du département des ressources humaines, des mécanismes de gestion des talents, pour constituer un pool de talents pour le Département en vue de la continuité des activités.
  5. Prévoir une délégation efficace des responsabilités, en donnant au personnel les moyens d’agir à tous les niveaux.

 

  1. Relations avec les parties prenantes
  1. Assurer une collaboration efficace avec les autres départements du Complexe.
  2. Travailler en étroite collaboration avec les départements opérationnels pour assurer la pertinence des connaissances et des travaux de recherche par rapport aux opérations et aux projets de la Banque.
  3. Promouvoir et entretenir des relations avec les institutions chargées des politiques de recherche et de développement économiques, en particulier celles axées sur l’Afrique.
  4. Agir en qualité d’Économiste en chef/Vice-président par intérim du Complexe de recherche économique, de dialogue sur les politiques et de gestion des connaissances, le cas échéant.
  5. S’acquitter d’autres tâches qui lui seraient confiées par l’Économiste en chef/Vice-président.

COMPÉTENCES (qualifications, expérience, connaissances) 

  1. Être titulaire d’au moins un Doctorat (Ph. D.) d’une université réputée en économie ou dans toute autre discipline pertinente.
  2. Justifier d’au moins dix (10) à quinze (15) années d’expérience pertinente, dont au moins cinq (5) années à des postes de direction. (Avoir précédemment travaillé dans des agences de développement multilatérales, bilatérales ou régionales constitue un atout).
  3. Être parfaitement au fait des débats contemporains en matière de politique économique, au sens large, tant en Afrique qu’ailleurs, sur la base de la théorie économique orthodoxe et hétérodoxe (avoir des contacts dans le milieu universitaire avec d’autres chercheurs spécialistes des sciences sociales s’intéressant aux questions de développement constitue un avantage concurrentiel).
  4. Posséder de solides compétences en recherche macroéconomique et microéconomique et justifier de publications dans des revues à comité de lecture réputées et spécialisées dans le domaine concerné ou dans un domaine connexe.
  5. Afficher une solide feuille de route en matière de conceptualisation, de mise en œuvre et de gestion de la recherche macroéconomique ou microéconomique axée sur les politiques, notamment en assurant la qualité des résultats de la recherche de haut niveau ainsi que l’exploitation, la diffusion et la vulgarisation des connaissances.
  6. Faire preuve d’une connaissance approfondie du rôle des autres institutions de financement du développement dans la facilitation du partage des connaissances sur les réformes économiques et dans la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement.
  7. Faire preuve de solides compétences techniques et quantitatives, plus particulièrement en ce qui concerne l’utilisation de méthodes statistiques et économétriques dans l’analyse des questions de développement économique et dans les domaines connexes.
  8. Démontrer de solides compétences en matière de planification et d’organisation, y compris une capacité avérée à penser de manière stratégique et à appréhender une situation dans sa globalité tout en ayant le souci du détail, des compétences en matière de négociation et de constitution d’équipes, ainsi qu’une capacité avérée à influencer les autres et à présenter des idées.
  9. Être capable d’établir des liens avec les parties prenantes à tous les niveaux, de comprendre leurs intérêts et d’exercer de l’influence sur elles.
  10. Pouvoir gérer les demandes de haut niveau d’une organisation complexe, ce qui inclut la capacité à travailler sous pression et à respecter des délais serrés.
  11. Avoir d’excellentes compétences de communication orale et écrite en français comme en anglais, avec une bonne connaissance pratique de l’autre langue.
  12. Savoir utiliser les applications courantes de la suite Office (Word, Excel, Access, PowerPoint) ; la maîtrise de SAP est hautement souhaitable.

 

Seuls les candidats qui auront satisfait à toutes les exigences du poste et qui auront été retenus pour les entretiens seront contactés. Les candidats devront soumettre un curriculum vitae (CV) complet et tout autre document complémentaire pouvant être requis. Le Président de la Banque africaine de développement se réserve le droit de nommer un candidat à un grade inférieur à celui du poste annoncé. La Banque africaine de développement est un employeur garantissant l’égalité des chances et les candidatures féminines sont vivement encouragéeshttp://www.afdb.org

 

Le Groupe de la Banque africaine de développement ne perçoit aucune contribution de quelque nature que ce soit des candidats tout au long de son processus de recrutement (dépôt des candidatures, étude des CV, entretien d’embauche, traitement final des candidatures). En outre, la Banque ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats. Le Groupe de la Banque africaine de développement décline toute responsabilité pour des publications frauduleuses d’offres d’emploi en son nom ou, de manière générale, pour l’utilisation frauduleuse de son nom de quelque manière que ce soit. 

 

2022-05-06 14:48:13
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