Abdelmadjid Tebboune a, sans plus d’explications, « mis fin aux fonctions » de son conseiller chargé des affaires politiques et des relations avec la jeunesse, la société civile et les partis. Un départ de plus dans le cercle rapproché de la présidence algérienne, que cet ancien colonel, qui a fait l’essentiel de sa carrière dans le renseignement, avait intégré en 2023.
Malgré l’entretien entre Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron, après une accalmie de quelques jours, la relation entre l’Algérie et la France se dégrade très sérieusement – et de manière inédite –, avec l’expulsion de douze agents diplomatiques algériens et le rappel de son ambassadeur, le 15 avril.
Malgré un nouveau regain de tension autour de l’expulsion de fonctionnaires français par Alger, le chef de la diplomatie française a tout de même estimé ce mercredi 16 avril, sur la radio France Inter, qu’il allait falloir « à terme » reprendre le dialogue « dans l’intérêt des Français ».
Trente-quatre ans après sa création, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental semble plus que jamais compromise. Le repositionnement stratégique de Washington en faveur du Maroc pourrait précipiter une redéfinition de son rôle.
Alors qu’un apaisement se profilait officiellement dans les relations récemment tendues entre les deux pays, Alger demande à douze agents de l’ambassade de France de quitter son territoire. Des expulsions programmées qui relancent, de part et d’autre, les déclarations menaçantes.
Les autorités algériennes ont confirmé lundi 14 avril avoir déclaré persona non grata douze agents français exerçant auprès de l’Ambassade et des consulats en Algérie et leur avoir donné 48 heures pour quitter le territoire. La décision est une mesure de rétorsion après l’arrestation et l’inculpation la semaine dernière à Paris d’un employé de l’un des consulats algériens.
Elle espérait être élue à la présidence de la République de septembre 2024… à laquelle sa candidature a été rejetée. Depuis, Saida Neghza, l’ex-dirigeante du patronat algérien voit sa réputation et sa carrière s’effondrer sous le poids d’un scandale de corruption électorale.
Alors que les relations entre les deux pays semblaient s’apaiser après des mois de crise, trois ressortissants algériens, dont un employé consulaire, ont été mis en examen le 11 avril, à Paris. Ce qui a provoqué la colère du pouvoir algérien.
Trois hommes, dont l’un est employé dans un consulat d’Algérie en France, ont été mis en examen, vendredi 11 avril, à Paris, soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement d’un opposant au pouvoir algérien, Amir Boukhors, dit « Amir DZ ».
Si les relations entre Paris et Alger se sont très sensiblement réchauffées à la suite de l’appel téléphonique du 31 mars entre Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron, tous les différends sont loin d’être aplanis. En témoigne la réactivation par les députés algériens de leur projet de loi sur les crimes de la colonisation.
Médecin et ex-députée du FLN, Ibtissem Hamlaoui, 42 ans, cumule désormais les postes de présidente de l’Observatoire national de la société civile et du Croissant rouge algérien. Son ascension fulgurante s’explique par une combinaison rare d’ambition, de stratégie et de lobbying qui l’a conduit à tisser des liens étroits avec le cercle présidentiel.
Alors que l’heure semble être à l’apaisement entre Paris et Alger, retour en infographies sur les principales étapes qui ont marqué six mois de tensions et d’escalades verbales entre les gouvernements des deux pays.
Jean-Noël Barrot s’est entretenu durant plus de deux heures avec le président Abdelmadjid Tebboune lors de sa visite en Algérie ce 6 avril. Le garde des Sceaux français, Gérald Darmanin, devrait quant à lui rencontrer prochainement son homologue algérien.
Au programme de la visite du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, pour concrétiser le réchauffement bilatéral entre l’Algérie et la France après huit mois d’une crise qui a mené les deux pays au bord de la rupture, une entrevue avec le président Abdelmadjid Tebboune.
Un début d’apaisement semble poindre dans la crise sans précédent qui oppose la France à l’Algérie depuis plusieurs mois. Parmi les sujets de discorde : la question migratoire. Qu’en est-il réellement ? Décryptage en infographies.
Il y a six mois, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, il évoquait sa démission sur un mode presque provocateur, faute de « progrès significatifs ». Alors que la situation demeure inchangée, l’envoyé personnel du secrétaire général est à nouveau attendu, le 14 avril prochain, pour présenter un rapport semestriel qui pourrait être son dernier.
Condamné le 27 mars à cinq ans de prison, l’écrivain franco-algérien a surpris, le 2 avril, en annonçant sa décision de faire appel alors qu’une grâce présidentielle semblait s’annoncer après la reprise du dialogue entre Alger et Paris. C’est maintenant le ministère public qui demande un jugement en appel.
Alors qu’une grâce présidentielle accordée à l’écrivain semblait plus que probable après la reprise du dialogue entre Alger et Paris, cette décision surprise de faire appel de sa condamnation à cinq années de prison rend le scénario d’une prochaine remise en liberté plus incertain.
Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a participé à cette réunion et a dit avoir « bon espoir » d’aboutir à des avancées entre les deux pays, que ce soit sur la libération de l’écrivain Boualem Sansal ou sur les expulsions d’Algériens sous OQTF.
Lors d’une conversation téléphonique ce 31 mars, les présidents algérien et français ont évoqué leur volonté de « renouer le dialogue » et plusieurs décisions ont été annoncées en ce sens.
Paris et Alger ne semblent pas trouver de terrain d’apaisement, après une détérioration de leurs relations diplomatiques sur fond de reconnaissance d’un morceau de territoire, d’incarcération d’un écrivain binational et d’expulsions ratées d’influenceurs.
Leader de la distribution moderne au Sénégal, le distributeur français n’est encore qu’un challenger de Prosuma ou Label’Vie en Côte d’Ivoire, et un opérateur très discret en Algérie. Jeune Afrique a rencontré Laurent Leclerc, son directeur pour le continent.
Accusé d’ « atteinte à l’intégrité territoriale de l’Algérie », l’écrivain a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Dar El Beida, près d’Alger.
La situation de l’intellectuel Franco-Algérien, détenu depuis son arrestation à l’aéroport d’Alger, le 16 novembre dernier, continue de cristalliser les tensions entre les gouvernements français et algérien. Le procureur avait requis dix ans de prison ferme lors de son procès, le 20 mars.
Le 20 mars dernier, l’Algérien avait été arrêté par la police française dans l’attente de son renvoi vers son pays d’origine. Il avait ensuite été placé en centre de rétention administrative. Paris avait déjà tenté de l’expulser une première fois en janvier mais Alger avait refusé son entrée sur le territoire, déclenchant la colère des autorités françaises.
Si Alger s’est détourné du blé français depuis 2019 principalement pour des motifs économiques et stratégiques, la crise diplomatique entre les deux pays exacerbe encore un peu plus la situation.
Après avoir levé un tabou en évoquant les « Oradour par centaines » commis en Algérie au temps de la colonisation, Jean-Michel Aphatie a annoncé avoir quitté la station de radio RTL. Pourtant, d’autres massacres, qui pourraient aujourd’hui être qualifiés de crimes de guerre, entachent toujours l’histoire de France.
Le président algérien a estimé que, dans le grave contentieux actuel entre son pays et la France, son homologue est « l’unique point de repère » pour régler les différends.
Erreur - Jeuneafrique.com
Too many requests, your information has been logged. (1)