Écoles d'ingénieurs

Congo : à Pointe-Noire, le campus flambant neuf de l’Ucac-Icam accueille ses 200 premiers étudiants

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Opérationnel depuis octobre 2017, le nouveau bâtiment de l’Ucac-Icam forme des ingénieurs et des techniciens venus de toute l’Afrique centrale.

L’école est présente depuis 2002 à Pointe-Noire. Mais depuis octobre 2017, elle dispose enfin de ses propres locaux, au cœur de la capitale économique de la République du Congo. Le bâtiment flambant neuf de 1 000 m2, haut de quatre étages et décoré d’un jardin au gazon impeccable, jouxte une école primaire et un collège aux infrastructures beaucoup moins récentes.

Un campus à 4 millions d’euros

Il faut dire que l’investissement a été à la hauteur des ambitions. À lui seul, le matériel a coûté un million d’euros sur les quatre millions investis au total. Des machines indispensables aux 200 étudiants de l’école qui, pour la plupart, suivent ici les deux premières années de formation d’ingénieur généraliste, avant de finir leur cursus sur le campus de l’Icam à Douala au Cameroun.

Une salle de travaux pratiques à l'Ucac-Icam de Pointe-Noire © Quentin Velluet

Multiculturel

Deux résidences s’élèvent aux côtés du bâtiment pédagogique. Les filles vivent aux derniers étages, les garçons, plus nombreux, occupent les deux étages inférieurs. Ils accueillent en tout 150 élèves venus pour moitié du Cameroun, pour un quart du Congo et le reste du Tchad, de Centrafrique et du Gabon. L’intégration de plusieurs nationalités est parfois compliquée, surtout les premières semaines où les préjugés dominent. Mais grâce à un système de parrainage et des soirées régulièrement organisées, les liens ne tardent pas à se créer.

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Dans cette école dont le terrain a été mis à disposition par l’Église, le rythme des cours est régulier et les enseignements divers. « La journée débute le plus souvent à 8 heures et se termine à 17 heures. On jongle entre génie industriel, stratégie de maintenance, chaîne d’énergie et d’information, français, anglais, analyse fonctionnelle et structurelle et un cours de formation humaine », détaille Mounsi Gracias Tao, étudiante tchadienne de première année, qui occupe une chambre avec trois camerounaises.

Prêt étudiant et prise en charge des études

Un dortoir du campus de l'Ucac-Icam à Pointe-Noire © Quentin Velluet

Pour vivre sur place dans une chambre de quatre personnes, les étudiants paient 36 000 FCFA (environ 55 euros) par mois, en plus des 2 000 000 FCFA (3 050 euros) par an pour les cours.

Une somme pour laquelle un étudiant peut avoir recours à des aides au financement : « Nous proposons un prêt bancaire à taux réduit (4 %) grâce à la Société Générale, avec différé de remboursement de quatre ans, durant lesquels la banque facture des intérêts que l’Icam prend en charge grâce à un fonds de garantie », résume Jean-Michel Viot, directeur général du groupe Icam.

Alternance

En troisième année, les étudiants ont accès à l’alternance. Ils se partagent ainsi entre l’école et l’entreprise qui prend en charge le coût de la formation. Selon l’Icam, la quasi-totalité des étudiants décrochent un poste dans l’année qui suit leur sortie.

Ces derniers, majoritairement embauchés dans les entreprises du secteur pétrolier comme Total E&P, ENI ou Perenco, sont payés en moyenne 5 000 000 de FCFA par an (7 622 euros), ce qui leur permet de rembourser leur prêt sans trop de soucis.

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Un concours commun est organisé chaque année dans 23 centres répartis entre le Congo-Brazzaville, la RDC, le Cameroun, le Gabon, le Tchad et la Centrafrique. Et chaque années, 400 élèves tentent leur chance pour décrocher l’une des 60 places disponibles.

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