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Orange à deux doigts de prendre le contrôle de sa filiale en Tunisie ?

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La levée des sanctions européennes ciblant Marouane Mabrouk, principal actionnaire d’Orange Tunisie pourrait accélérer la prise de contrôle par l’opérateur français sur sa filiale tunisienne. Mais Tunis est-il prêt à l’accepter ?

Les deux hommes sont très proches, mais, ces dernières années, Marouane Mabrouk s’est plus apparenté à un poids qu’à un partenaire stratégique pour Stéphane Richard, le PDG d’Orange. De 2011 à 2019, l’entrepreneur tunisien, ex-époux de Cyrine Ben Ali, la troisième fille de feu le président déchu, a vu ses avoirs gelés par l’UE. En cause, des soupçons de biens mal acquis, dont les 51 % d’Orange Tunisie qu’il possède depuis la création de l’opérateur en 2010, via son holding Investec.

Prise de participation majoritaire

L’institution européenne, qui a levé ses sanctions il y a un an, a fait de Mabrouk un homme « à nouveau fréquentable », selon le patron d’Orange, qui a lui-même pesé dans les négociations. À telle enseigne que le Tunisien était convié, le 8 janvier, à l’inauguration du nouveau siège d’Orange, à Casablanca, où il a été chaudement remercié par ses partenaires.

Doit-on en déduire qu’une prise de participation majoritaire d’Orange dans la filiale dont il détient 49 % est imminente ? « On n’a jamais été aussi près d’y arriver », confient Stéphane Richard et Taïeb Belkahia, directeur de la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord. L’opérateur affirme avoir trouvé un accord avec Investec sur la valorisation des 2 % à acquérir auprès du holding étatique Al Karama, responsable des biens confisqués au lendemain de la révolution. Il revient désormais au gouvernement de valider la transaction par une lettre officielle du ministre des Finances et des Affaires publiques, chargé du contentieux de l’État.

Rien n’a avancé sous l’ère du Premier ministre Youssef Chahed, malgré plusieurs promesses auprès d’Orange. Et la situation risque de s’éterniser puisque, le 11 janvier, le Parlement a refusé sa confiance au gouvernement constitué par le Premier ministre, Habib Jemli. Malgré les investissements significatifs qu’Orange fait miroiter au pouvoir tunisien en cas de prise de contrôle de sa filiale, l’opérateur demeure plus que jamais pendu aux aléas politiques du Pays du jasmin et aux décisions des équipes de Kaïs Saïed.

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