Algérie : lâché par le pouvoir, contesté par la population, le FLN se meurt

Le Front de libération nationale peine à retrouver son envergure d’antan. Et la pandémie de Covid-19 ne l’aide pas à se restructurer : la réunion du comité central prévue fin avril a été reportée.

Lors de la campagne électorale en vue des législatives, à Alger le 28 avril 2017. © SAMIR SID

Lors de la campagne électorale en vue des législatives, à Alger le 28 avril 2017. © SAMIR SID

Publié le 17 mai 2020 Lecture : 4 minutes.

Évincé de la scène politique depuis le 22 février 2019, date du début de la contestation populaire, le vieux parti qu’est le Front de libération nationale (FLN) tente un timide retour sous les projecteurs depuis quelques jours. Le 9 mai, un communiqué signé par son secrétaire général par intérim, Ali Seddiki, a salué l’avant-projet de réforme constitutionnelle présenté par la présidence, affirmant y déceler la « volonté d’une approche consensuelle ». Et de se hâter d’annoncer l’ouverture d’un débat au sein de ses structures pour soumettre, au plus vite, ses propositions au président Abdelmadjid Tebboune.

Aussitôt élu, le nouveau chef de l’État algérien avait reçu plusieurs formations politiques et personnalités nationales dans le cadre d’un round de consultations sur la situation du pays et l’amendement de la Loi fondamentale. Mais pas le FLN. Car, pour la première fois dans l’histoire du pays, l’ancien allié du pouvoir a perdu les faveurs du cercle des décideurs. Fragilisée par son soutien sans faille à Abdelaziz Bouteflika – lequel fut président d’honneur du mouvement de 2005 jusqu’à sa chute –, la « jebha » a surtout été secouée par l’emprisonnement successif de plusieurs de ses dirigeants, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

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