Politique

RDC : carte interactive des groupes armés du Kivu après la fin du M23

Plus de quatre mois après la fin de la rébellion du M23, la traque des autres milices se poursuit dans le Kivu. Devant l’avancée de l’armée congolaise, appuyée par les Casques bleus, certains groupes armés capitulent. Mais d’autres s’apprêtent à en découdre… Cartographie.

Mis à jour le 17 mars 2014 à 09:00

Après la défaite du M23, l’armée appelle les autres groupes armés à se rendre. © J.A.

"Avec la fin du M23 [Mouvement du 23-Mars], la RDC ne fait plus aujourd’hui l’objet que de la présence diffuse de quelques forces négatives". François Muamba, responsable congolais du Mécanisme national du suivi des accords de paix, est optimiste. Selon lui, les groupes armés et milices encore actifs dans l’est du pays ne sont pas "à proprement parler capables d’hypothéquer le contrôle du territoire national par l’État". Et en plus, "ils ont l’armée, appuyée par la brigade d’intervention des Nations unies, à leur trousse", dit-il.

De fait, une opération conjointe de l’armée congolaise et des forces onusiennes, dénommée "Sokola 1" (laver, nettoyer, en lingala), a été lancée en janvier, au lendemain de la défaite des rebelles du M23. Objectif : lancer des actions de ratissage contre "les groupuscules armés", réfractaires au désarmement volontaire. Car comme l’illustre notre carte interactive ci-dessous, seules quelques milices ont réellement accepté de faire la paix.

Cliquez sur l’image pour accéder à la carte interactive des groupes armés encore actifs dans le Kivu après la fin du M23.

"Affrontements récurrents"

Martin Kobler, le patron de la Monusco assure que les Casques bleus continueront à appuyer l’armée. Et aujourd’hui, grâce à l’appui de la brigade de l’ONU, "presque 80 % du territoire congolais est de nouveau réunifié sous l’autorité de l’État", s’est réjoui mercredi le général Abdallah Wafy, le responsable adjoint de la mission onusienne en RDC. 

Mais outre les "gros morceaux" que sont les rebelles islamistes ougandais de l’ADF (Forces démocratiques alliées) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), il reste à traquer et à neutraliser toutes les factions "maï-maï" (milices d’autodéfense) qui écument le Kivu, comme l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), responsable d’"affrontements récurrents" avec les forces gouvernementales dans le territoire de Masisi. "Ce sera un travail de fourmi", confie un diplomate occidental basé à Kinshasa qui dit avoir "encouragé le gouvernement congolais à accélérer la mise en œuvre de son plan DDR 3 (démobilisation, désarmement et réinsertion) pour persuader les miliciens à se rendre".

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Par Trésor Kibangula