Sécurité

RDC : 80% du territoire à nouveau contrôlé par les autorités, selon l’ONU

Des Casques bleus à Kiwanja, au nord de Goma, le 4 août 2013. © AFP

Lors de son point de presse hebdomadaire, la Monusco a annoncé mercredi que "presque 80 %" du territoire congolais était de nouveau sous l'autorité de l'État en RDC. Une fierté pour les Casques bleus qui participent à la traque des groupes armés dans l'est du pays.

"Presque 80% du territoire congolais est réunifié sous l’autorité de l’État" en RDC, a déclaré, le 12 mars, le général Abdallah Wafy, le chef adjoint de la mission de l’ONU pour la stabilisation du pays (Monusco), lors de son point de presse hebdomadaire à Kinshasa. "C’est extraordinaire ce que les Nations unies ont fait dans ce pays. Nous en sommes fiers", a-t-il ajouté.

Une mission longtemps décriée

La Monusco est présente en RDC depuis 1999. Ses effectifs n’ont cessé de croître et son mandat de se renforcer, mais elle s’est montrée jusque-là incapable de ramener la paix dans l’ensemble du pays, grand comme cinq fois la France. Son coût de fonctionnement est de 1,5 milliard de dollars par an. Elle emploie désormais environ 20 000 hommes en uniforme et est autorisée à utiliser la force de manière offensive pour neutraliser les dizaines de groupes armés qui pullulent encore sur de vastes portions de la moitié est du pays.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir le 27 mars pour prolonger d’un an le mandat de la Monusco, qui arrive à échéance à la fin du mois.

Entretemps, les Casques bleus ont longtemps eu mauvaise presse en RDC, où la population leur a souvent reproché de faillir à leur mission de protection des civils. Mais la perception de leur action s’est nettement améliorée depuis l’offensive victorieuse de l’armée congolaise, soutenue par la brigade d’intervention de l’ONU, ayant permis de défaire en novembre la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23).

La Monusco se voit désormais reprocher de laisser trop de temps aux autres groupes rebelles pour déposer les armes. Mardi, elle a adressé un nouvel avertissement à tous les groupes armés, au premier rang desquels les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les sommant de se démobiliser "sous peine d’être désarmés de force".

>> Lire aussi Olivier Nduhungirehe : "La RDC et la Monusco n’ont plus d’excuses pour ne pas neutraliser les FDLR".

Se voulant rassurant, le général Wafy a laissé entendre que le lancement d’une offensive conjointe de l’armée congolaise et de la Monusco contre les FDLR était imminent.

(Avec AFP)

 

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