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Cameroun : le trio franco-chinois emmené par Bolloré signe pour de bon au port de Kribi

Le port de Kribi en cours de construction le 4 novembre 2013. © Abel Aimé Menoba pour Jeune Afrique

Le groupement composé de Bolloré, du transporteur CMA CGM et du groupe chinois de BTP CHEC a signé mardi avec l'État du Cameroun les contrats de concession du terminal à conteneurs du port en eau profonde de Kribi, dont l'exploitation leur avait été attribuée pour 25 ans en août 2015.

Si le démarrage des activités commerciales se fait encore attendre, restait à parapher les contrats de concession du terminal à conteneurs du port en eau profonde de Kribi dont la concession avait été attribuée en août 2015 par les services du Premier ministre camerounais Philémon Yang.

C’est chose faite depuis hier. Mardi 25 juillet, les contrats de concession entre le groupement Bolloré – CMA CGM – CHEC et le ministre en charge des Transports, Edgard Alain Mébé Ngo’o, ont été signés à Kribi. Il concèdent au trio le financement et l’exploitation du terminal à conteneurs de Kribi pour une durée de 25 ans.

Désengorger Douala

Celui-ci est censé désengorger le port de Douala à 180 kilomètres plus au nord où les retards de déchargement peuvent parfois atteindre plusieurs semaines.

La première phase de cet immense projet de 574 millions de dollars (environ 513 millions d’euros), financé à 85 % par China Exim Bank et construit par China Harbour Engineering Company (CHEC) a été livré en mars 2015 quatre ans après le début des travaux. Il comprend notamment un quai de 315 mètres de long, un chenal, une digue de protection et des bâtiments administratifs.

En août 2015, après l’obtention officielle de la concession, le logisticien français et le consortium vainqueur s’étaient engagés à construire un quai supplémentaire de 700 mètres sous cinq ans.

Exit Necotrans ?

Le terminal polyvalent qui doit lui assurer le transbordement des marchandises en vrac était, lui, revenu au consortium camerounais KPMO et à l’opérateur français Necotrans. Mais, comme l’annonçait Jeune Afrique Business+ (groupe Jeune Afrique) le 12 juillet,  en redressement judiciaire depuis le 29 juin, le logisticien français pourrait être fragilisé au Cameroun.

Le 11 juillet, le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, a transmis les instructions de Paul Biya au secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda. Dans la note dont Jeune Afrique Business+ a pris connaissance, le chef de l’État camerounais prescrit de « constater la carence du groupement Necotrans/KPMO et de proposer, par la suite, des solutions alternatives pour un démarrage rapide des activités » sur le terminal polyvalent.

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