Attentats de Kampala : prison à vie pour cinq accusés, 50 ans pour deux autres

Par Jeune Afrique

Un proche d'une victime des attentats de Kampala du 11 juillet 2010 qui ont fait 76 morts dans la capitale ougandaise. © Stephen Wandera/AP/SIPA

Cinq hommes ont été condamnés vendredi à la réclusion à perpétuité et deux autres à 50 ans de prison pour le double attentat de Kampala, revendiqué par les Shebab, qui a fait 76 morts le 11 juillet 2010 dans la capitale ougandaise.

« Je ne pense pas que la peine de mort apaiserait les victimes et permettrait à la société d’oublier la peine indélébile qu’elle a subie », a justifié le juge Alfonse Owiny-Dollo devant la Haute Cour de Kampala le 27 mai. Ce dernier a toutefois argué que « les actes terroristes visant les non-combattants, les gens innocents (…) sont des plus répugnants et ne peuvent être justifiés par quelque cause que ce soit ».

Les sept hommes, dont le cerveau du groupe, avaient été jugés la veille coupables de terrorisme, meurtres et tentatives de meurtres. L’accusation avait requis la peine capitale. Mais, si celle-ci est prévue par le code pénal ougandais, elle n’est plus appliquée depuis des années.

Cinq acquittements

Cinq autres hommes ont été acquittés de ces mêmes charges tandis qu’un treizième a été condamné à des travaux d’intérêt général pour des charges relativement mineures.

Les 13 accusés étaient poursuivis dans le cadre du attentat de Kampala, perpétré le soir du 11 juillet 2010, en pleine retransmission de la finale de la Coupe du monde de football. La double explosion, qui avait ravagé un bar et un restaurant de la capitale ougandaise, connus pour être fréquentés par des étrangers, avait fait 76 morts. Leur procès avait été retardé après l’assassinat en mars 2015 de la procureure Joan Kabezi, chargée de l’affaires.