Pétrole & Gaz

Algérie : Toufik Hakkar nommé PDG de Sonatrach

Toufik Hakkar

Toufik Hakkar © Sonatrach

Nouvelle valse de directeurs au sein du groupe pétrolier algérien Sonatrach, qui assure 98 % des recettes en devises du pays. Toufik Hakkar, vice-président business development et marketing de Sonatrach, a été nommé le 5 février PDG de la compagnie pétrolière.

Pur produit de l’entreprise, Toufik Hakkar avait dirigé le groupe de travail, chargé de l’élaboration de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Il remplace à ce poste Kamel Eddine Chikhi dont la présidence aura été de courte durée. Nommé le 18 novembre dernier par l’ancien chef du gouvernement, Noureddine Bédoui, Chikhi quitte ses fonctions après le plus court mandat d’un PDG à la tête de Sonatrach.

Titulaire d’un doctorat en management et d’un diplôme d’ingénieur en économie pétrolière, Toufik Hakkar devient le douzième PDG de la société publique des hydrocarbures depuis l’arrivée au pouvoir en 1999 d’Abdelaziz Bouteflika, chassé de la présidence en avril 2019 par une révolution de rue.

Depuis janvier 2010, date de l’éclatement du scandale de corruption impliquant son top management, l’image de Sonatrach a été passablement ternie par une succession d’affaires de corruption autant qu’elle a été minée par l’instabilité qui touche son encadrement supérieur.

Nouvelle loi hydrocarbures

« Toufik Hakkar a les compétences, l’expérience et le profil pour diriger Sonatrach, confie un ancien PDG qui souhaite garder l’anonymat. Espérons que les nouvelles autorités lui donnent le temps et la marge de manœuvre nécessaires pour qu’il puisse travailler. »

En octobre 2019, Hakkar était aux côtés de l’ancien PDG de Sonatrach, pour présenter devant la commission économique de l’Assemblée nationale la nouvelle loi sur les hydrocarbures dont l’adoption avait soulevé un tollé auprès de l’opinion publique.

Lors de cette séance, Toufik Hakkar avait défendu cette loi expliquant que ces motifs « reposent sur des principes purement économiques et n’ont aucune dimension politique ».

Recul de l’activité d’exploration

Cette nouvelle, justifiait-il à l’époque, répond à l’urgence qu’impose le recul de l’activité de prospection au niveau mondial, en raison de l’effondrement des cours sur les marchés internationaux et au niveau local, ainsi que la faible affluence, au cours des dernières années, des compagnies étrangères.

Devant les membres de cette commission de l’Assemblée, Toufik Hakkar révélait que quatre appels d’offres pour 67 périmètres de prospection ont été lancés par Sonatrach. Seuls 19 offres ont été reçues et 13 retenues. C’est dire la nécessité pour lui d’élaborer de nouveaux textes susceptibles d’attirer et de rassurer les partenaires étrangers.

Conséquemment au recul de l’activité d’exploration, l’Algérie a épuisé 60 % de ses réserves primaires en hydrocarbures. Ce taux devra atteindre 83 % à l’horizon 2030.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte