Sécurité

Niger : une deuxième attaque en deux jours contre l’armée

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 11 décembre 2019 à 09h51
Militaires nigériens au poste frontalier de la région de Diffa, le 1er août 2016 (archives). 2016 (image d'illustration).

Militaires nigériens au poste frontalier de la région de Diffa, le 1er août 2016 (archives). 2016 (image d'illustration). © François-Xavier Freland pour JA

Des hommes armés ont attaqué mardi une position de l’armée nigérienne dans la zone d’Inates (ouest), près de la frontière avec le Mali. La veille, trois militaires nigériens et quatorze « terroristes » avaient été tués dans une attaque contre un camp de l’armée dans la région de Tahoua (ouest).

« C’est une position de notre armée dans la zone d’Inates qui a été attaquée. Les assaillants venus par dizaines, et par petits groupes à motos, ont attaqué le camp qu’ils ont encerclé aux environs de 19H25 locales (18H25 GMT) », a expliqué une source sécuritaire qui n’a pas pu fournir de bilan dans l’immédiat.

« L’attaque a été repoussée et la situation est actuellement sous contrôle. Des renforts ont été envoyés sur place », a-t-elle cependant assuré.

L’attaque de ce mardi est la deuxième en deux jours contre des positions de l’armée nigérienne. Lundi, trois militaires nigériens et quatorze « terroristes » ont été tués dans une attaque contre un camp de l’armée dans la région de Tahoua (ouest) voisine de Tillabéri et proche du Mali, a indiqué mardi soir le ministère nigérien de la Défense.

En état d’urgence depuis 2017

Selon le ministère de la Défense, cette attaque, qui a visé lundi à 6H30 locales (5H30 GMT) le poste militaire d’Agando, a été menée « par des terroristes lourdement armés à bord de douze véhicules 4X4 ». « Après plus de deux heures d’intenses combats, la riposte énergique de nos forces de défense et de sécurité a permis de repousser l’attaque et de mettre en déroute les assaillants qui se sont exfiltrés vers un pays voisin » (le Mali), selon le communiqué. « Un véhicule bourré d’explosifs a été saisi. Des armes et des munitions ont été récupérées » par l’armée nigérienne. « Des opérations de poursuite et de ratissage sont actuellement en cours pour rattraper et neutraliser les éléments ayant perpétré l’attaque », toujours selon le communiqué.

Mardi, le conseil des ministres a « prorogé pour une période de trois mois » l’état d’urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements de Tillabéri et de Tahoua pour tenter de juguler les raids « terroristes ». Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les mouvements des personnes, des motos et des voitures dans les espaces concernés.

Les organisations humanitaires sans escorte sont interdites

Le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri sont devenues très instables en raison des fréquentes attaques de jihadistes et d’hommes armés venus du Mali proche.

Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire. Le Sahel fait l’objet d’attaques jihadistes de plus en plus fréquentes depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La très forte présence militaire nigérienne, française et américaine n’a pas permis de mettre fin aux attaques jihadistes de plus en plus audacieuses dans cette vaste zone aux frontières poreuses.

Le pays est aussi confronté aux raids du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le Sud-Est.

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