Société

Cameroun : au moins 43 morts dans un glissement de terrain à Bafoussam

À Bafoussam, dans l'ouest du Cameroun, après le glissement de terrain qui a fait au moins 42 morts, le 29 octobre 2019.

À Bafoussam, dans l'ouest du Cameroun, après le glissement de terrain qui a fait au moins 42 morts, le 29 octobre 2019. © Twitter

Un glissement de terrain a emporté dans la nuit de lundi à mardi 29 octobre une dizaine de maisons à Bafoussam, dans l’ouest du Cameroun, faisant au moins 43 morts, dont 26 enfants.

Le drame s’est produit dans un quartier de Bafoussam, ville située à quelque 300 km au nord-ouest de Yaoundé. Le pan d’une colline sur laquelle étaient bâties des habitations précaires a été emporté après deux journées consécutives de pluies intenses et incessantes, a expliqué sous couvert de l’anonymat un haut responsable de l’administration de la région de l’Ouest, dont Bafoussam est le chef-lieu.

« Quarante-deux corps sont déjà » à l’hôpital, selon un communiqué officiel lu en début de soirée à l’antenne de la Cameroon Radio-Television (CRTV). Le corps d’une nouvelle victime a été retrouvé mercredi, portant le bilan à 43 personnes décédées, dont 26 enfants. Un couple a péri avec ses six enfants, a indiqué sur place le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji.

« Les habitations qui se sont effondrées sont construites à flanc de colline dans une zone à risques », a précisé, toujours sous le couvert de l’anonymat, le responsable administratif. La saison des pluies sévit en ce moment dans l’ouest du Cameroun, mais c’est quasiment l’ensemble de l’Afrique centrale qui est en proie, ces derniers jours, à des précipitations d’une très forte intensité.

Polémique

Le gouvernement avait évoqué un « grave sinistre » ayant entraîné « de nombreuses pertes en vies humaines », dans un précédent communiqué lu à la CRTV. Selon la radio, quatre femmes enceintes figurent parmi les personnes décédées.

Des photos circulant sur les réseaux sociaux montrent des maisons en briquettes ou en torchis, et aux toits de tôle, effondrées sur le flanc ou au bas d’une colline de terre ocre rouge. Des hommes munis de casques de chantier et de pelles fouillent la boue épaisse en contrebas.

Le président camerounais Paul Biya a présenté ses condoléances aux familles des victimes dans un message lu également dans la soirée sur les ondes de la CRTV. Mais la polémique enfle, sur les réseaux sociaux et par la voix de l’opposition.

Ce drame, comme d’autres « similaires », est « essentiellement le fruit d’une urbanisation anarchique de nos villes due à la démission, depuis 37 ans au moins, des personnes tenant sans partage, voire illégitimement, les pouvoirs publics étatiques et municipaux », a accusé dans un communiqué Maurice Kamto, le principal opposant au président Paul Biya. 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte