Défense

Carte : pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique

Une dizaine de groupes armés centrafricains étaient représentés à Brazzaville. © Montage J.A.

À Brazzaville, où a finalement été signé un accord de cessez-le-feu a minima, le 23 juillet, la grande majorité des groupes armés de la crise centrafricaine était représentée. Qui sont-ils, quels sont leurs learders et leur zone d'influence ? "Jeune Afrique" y répond avec une carte et des portraits interactifs.

Mis à jour le 29/07 à 10 heures

Le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" de Brazzaville a finalement accouché du cessez-le-feu tant espéré. L’ex-Séléka, qui n’était apparemment pas venue avec l’idée de négocier, avait sembler dynamiter les négociations dès le premier jour en posant comme préalable la partition de la Centrafrique. Le lendemain, les délégués étaient absents obligeant à une suspension du forum.

Il a fallu une dernière entrevue avec le président congolais Denis Sassou Nguesso pour que Moussa-Mohamed Dhaffane, qui conduisait la délégation de l’ex-Séléka, accepte finalement de signer l’accord de cessation des hostilités avec Patrice-Édouard Nagaïssona, coordinateur général des anti-balaka.

>> Lire aussi : Les groupes armés signent un accord de fin des hostilités à Brazzaville

Mais l’ex-Séléka et les anti-balaka, dont les délégations étaient composées de 23 membres, n’étaient pas les seuls groupes armés présents à Brazzaville, où presque la totalité des mouvements politico-militaires (excepté la LRA) étaient conviés. Chacun fut autorisé à venir avec trois représentants. Tous ont signé l’accord de cessez-le-feu.

L’occasion pour Jeune Afrique de tenter de déméler ce micmac politico-militaire…

Les différents groupes armés présents à Brazzaville

L’UFDR, le CPJP, le MLCJ, la CPSK et l’UFR ont tous plus ou moins gravité autour de l’ex-coalition Séléka. L’ancienne rébellion contrôle toujours une bonne partie du centre et du nord de la Centrafrique. Les différentes milices anti-balaka sont, elles, déployées dans presque l’ensemble des localités de l’Ouest. La Lord resistance army (LRA), qui opère dans le sud-est du pays (sur la carte la zone grise), n’étant pas représentée à Brazzaville, nous avons choisi de pas la mentionner.

Carte : les zones d’influences des groupes armés représentés à Brazzaville

Source : groupe d’experts de l’ONU sur la Centrafrique

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Par Vincent DUHEM

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