Droits de l’homme

Soudan du Sud : six chefs militaires sanctionnés par l’ONU

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 02 juillet 2015 à 12h15
Des militaires soudanais à Juba au Soudan du Sud, le 30 juillet 2014.

Des militaires soudanais à Juba au Soudan du Sud, le 30 juillet 2014. © AFP/Samir Bol

C’est la première fois depuis le début de la guerre civile en décembre 2013 que les Nations unies sanctionnent des chefs militaires du Soudan du Sud.

Les sanctions décrétées mercredi 1er juillet par l’ONU , gel des avoirs financiers et interdiction de voyager, visent trois responsables du côté des forces gouvernementales et trois du côté des rebelles.

Côté gouvernemental, parmi les militaires sanctionnés figure le chef de la garde du président du Soudan du Sud, Salva Kiir, Marial Chanuong Yol Mangok. Ses hommes sont accusés par l’ONU d’avoir massacré des centaines de civils de l’ethnie Nuer à Juba dans les premiers jours du conflit.

Sont aussi sanctionnés Gabriel Jok Riak, dont les forces opèrent principalement dans l’État d’Unité (nord) et qui est accusé d’avoir violé plusieurs cessez-le-feu, et Santino Deng Wol, un général qui a mené en mai 2015 une offensive armée dans le même État, dans laquelle des femmes, des enfants et des personnes âgées ont été tués.

« Atrocités »

Côté rebelles, sont sanctionnés Simon Gatwech Dual, qui a mené une offensive en février dernier dans l’État de Jonglei (Est) et « pris pour cible des civils » selon l’ONU, ainsi que James Koang Chuol, dont les forces ont combattu dans l’État du Nil supérieur (Nord-Est) et ont « attaqué des camps des Nations unies, des hôpitaux et des écoles » dans l’État d’Unité, et Peter Gadet, chef d’état-major adjoint des forces rebelles. Ses soldats sont accusés d’avoir « pris pour cible des civils, dont des femmes, en raison de leur appartenance ethnique » lors d’une offensive sur Bentiu en avril 2014.

« Comme le montre la décision aujourd’hui des membres du Conseil de sécurité, ceux qui commettent des atrocités et font obstacle à la paix devront en subir les conséquences », a déclaré l’ambassadrice américaine Samantha Power dans un communiqué.

Elle a appelé les deux camps à « mettre fin aux combats et entamer des négociations pour établir un gouvernement de transition » et a brandi la menaces de sanctions supplémentaires.

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