Tunisie : malgré le confinement, le festival de cinéma de Gabès a bien eu lieu

Alors que sévit la pandémie de Covid-19, la cité tunisienne a tenu à maintenir son Gabès Cinéma Fen. Elle a ainsi organisé le premier festival virtuel du monde arabe, autour d’une sélection de films aussi originale qu’audacieuse.

Le film « Sortilège » du Tunisien Ala Eddine Slim © Potemkine films

Le film « Sortilège » du Tunisien Ala Eddine Slim © Potemkine films

Renaud de Rochebrune

Publié le 16 avril 2020 Lecture : 2 minutes.

La deuxième édition du tout jeune festival de cinéma de Gabès, qui devait se tenir sous sa forme normale du 3 au 10 avril devant un large public tunisien et étranger ainsi qu’avec de nombreux invités, n’a pas été purement et simplement annulée comme tant d’autres manifestations artistiques prévues en cette période.

Ses organisateurs ont décidé que cette manifestation pionnière – sa sélection en compétition réunit des films du monde arabe qu’on peut qualifier d’originaux et d’exigeants, et il présente aussi nombre d’œuvres d’art vidéo – aurait lieu de toute façon, même sans projections ou expositions dans des salles ouvertes au public et sans réunir physiquement les jurys.

Du coup, en mettant en ligne – sur la plateforme Artify – les œuvres prévues au programme en Tunisie (pour les longs-métrages) ou dans le monde entier (le reste de la programmation) avec l’accord des auteurs, des producteurs et des distributeurs, le Gabès Cinéma Fen est devenu le premier festival virtuel du monde arabe. Et il vient de délivrer son palmarès grâce aux jurés qui ont visionné la sélection en ligne et délibéré depuis chez eux en visioconférence.

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