Sécurité

Côte d’Ivoire : un civil tué par des militaires guinéens à Kpéaba dans l’ouest du pays, la Guinée dément

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 23 décembre 2016 à 18h01
Des officiers Guinées en 2011.

Des officiers Guinées en 2011. © Youssouf Bah/AP/SIPA

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un civil a été tué et plusieurs autres blessés dans le village de Kpéaba. L’attaque a été menée par des militaires guinéens. La Guinée de son côté, dément l’implication de ses soldats.

Le village de Kpéaba, proche de Sipilou à l’ouest du pays, à une quinzaine de kilomètres de la Guinée, a été « attaqué par des militaires accompagnés de civils », a affirmé une source sécuritaire à l’AFP.

« Les assaillants ont incendié des maisons, avant de se retirer en territoire guinéen, laissant sur place des douilles de kalachnikovs », a précisé une autre source sécuritaire. « Le bilan est d’un civil tué et de plusieurs blessés par balles. »

« Ni de près, ni de loin mêlé à cette attaque »

Dans un communiqué diffusé vendredi, le ministre guinéen de la Défense nationale, Mohamed Diané, a démenti toute implication de ses soldats.

« Le gouvernement guinéen regrette et condamne l’incident tragique survenu à la frontière commune avec la République soeur de Côte d’Ivoire, causant une perte en vie humaine », a t-il déclaré.

« Toutefois, le gouvernement est en mesure d’affirmer qu’aucun soldat guinéen n’était impliqué dans cette tragédie ». Il a également déclaré que les ministères concernés par les questions de défense et de sécurité « ont décidé de la mise en place de patrouilles mixtes le long de cette frontière ».

Sollicitée par l’AFP, une source militaire guinéenne a également soutenu qu’aucun soldat de son pays « n’est ni de près, ni de loin mêlé à cette attaque ».

« Conflit frontalier »

Dans cette région à la frontière des deux pays, les tensions ne sont pas nouvelles. En janvier 2013, des militaires guinéens avaient occupé ce village de Kpéaba, où ils avaient retiré le drapeau ivoirien pour hisser celui de la Guinée, provoquant des incidents avec les habitants, qui n’avaient cependant pas fait de victimes.

Fin février 2013, ces soldats s’étaient finalement retirés de ce village de l’ouest ivoirien, à l’issue de discussions de « haut niveau » entre les deux gouvernements qui avaient récusé « tout conflit frontalier » ou « différend territorial » entre la Guinée et la Côte d’Ivoire, bien que le litige remonte à l’époque de l’accession à l’indépendance des deux pays.

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