Ils font bouger la cité : Véronique Aka, présidente du conseil régional du Moronou

Par Jeune Afrique

Véronique Aka en plein discours à Kangandi, en Côte d'Ivoire. © Capture d'écran / Youtube / Véronique Aka TV

Véronique Aka est la première et, jusqu’à présent, l’unique présidente de conseil régional de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Le 15 juillet 2017, elle crée l’événement dans un petit village situé non loin de M’Batto, sa ville natale, dont elle est également députée depuis 2000.

Celle qui se présente, à 58 ans, comme « un agent de développement local » livre une ambulance médicalisée au centre de santé local, dans une ambiance de fête. Fille adoptive de l’épouse du premier président ivoirien, Thérèse Houphouët-Boigny, la présidente du conseil régional du Moronou, situé dans le centre du pays, a fondé en 2006 une entreprise de microfinance, Mimoyé Finance SA, spécialisée dans l’autonomisation des femmes. Le siège est certes à Abidjan, mais la société compte plusieurs agences en province, principalement dans les trois départements de la région du Moronou, qu’elle dirige depuis 2013.

Dès son élection, Véronique Aka affirme avoir « découvert les difficultés dans une région où tout ou presque est à construire ». Elle dresse donc un état des lieux des besoins en matière d’infrastructures de développement, « avec l’aide du Bureau national d’études techniques et de développement [BNETD] ».

Un document qui l’a aidée à définir une ligne politique claire, dont le principal objectif consiste à doter les villages des infrastructures de base nécessaires telles que routes, écoles, châteaux d’eau ou connexions électriques. Elle s’investit également dans le développement de la présence des services administratifs. Afin de transformer ces simples bourgades en véritables villes.

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