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Cet article est issu du dossier «Guinée : l'année de tous les paris»

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Energie

[Infographie] Guinée : de nouveaux barrages pour doper la production d’électricité

Un barrage hydroélectrique en Guinée.

Un barrage hydroélectrique en Guinée. © Capture d'écran J.A.

Pour résorber son déficit en électricité, la Guinée a lancé la construction de plusieurs barrages hydroélectriques, dont ceux de Kaléta, Souapiti, Koukoutamba ou d’Amaria.

Dotée d’un réseau fluvial de plus 6 250 km, la Guinée dispose d’un potentiel de puissance installée hydroélectrique estimé à 7 000 MW, dont elle exploite à peine plus de 5 %. Depuis 2011, pour résorber le déficit en électricité dont souffrent le pays et la sous-région et pour produire une énergie propre et à bon marché, le gouvernement a engagé plusieurs projets sur le Konkouré, fleuve qui prend sa source dans le Fouta-Djalon.

En huit ans, la production d’électricité a augmenté de 13 %, et le réseau de distribution a été développé, ce qui a permis d’améliorer la desserte de 26 villes et de 36 localités de moyenne Guinée et de Guinée maritime, dont Conakry. Mais ces chantiers sont surtout motivés par le développement des très énergivores mines de bauxite de Kindia et de Boké.

Multiplication des barrages

Deuxième complexe hydroélectrique construit sur le Konkouré après celui de Garafiri (75 MW), inauguré en 1999, et premier du genre de l’ère Condé, le barrage de Kaléta (240 MW) est opérationnel depuis septembre 2015 ; il a été réalisé par China International Water & Electric Corporation (CWE) pour un montant de 446 millions de dollars. Toutefois, comme c’est un barrage au fil de l’eau, les délestages persistent en période d’étiage (de janvier à juin).

© JA

Situé à 6 km en amont, le complexe hydroélectrique de Souapiti (450 MW), également construit par CWE (1,4 milliard de dollars), sera mis en service au début de 2020. Doté d’une retenue de 6,3 milliards de m³ d’eau, il va permettre aux turbines de Kaléta de tourner à plein régime toute l’année, et ce dès septembre 2019.


>>> À LIRE – Guinée : la fin des délestages en 2020 ?


Quant au chantier du quatrième et dernier barrage sur le Konkouré, celui d’Amaria (300 MW), il a commencé en janvier 2018, sous la houlette de la société chinoise TBEA, pour une livraison prévue au début de 2022.

Enfin, le 26 février, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a confié au chinois Sinohydro l’aménagement du barrage de Koukoutamba (294 MW), sur le Bafing, principal affluent du fleuve Sénégal (570 km au nord-est de Conakry). Le chantier, financé à hauteur de 812 millions de dollars par l’Eximbank de Chine, commencera d’ici à la fin de 2019 et durera quatre ans.

 

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