Politique

Dix choses à savoir sur Thierry Moungalla, le porte-parole du gouvernement congolais

Thierry Moungalla (Congo - Brazzaville), ministre de la communication et des médias. A Paris le 09.10.2015. © Vincent Fournier/JA © Vincent Fournier/JA

Ministre depuis une décennie, porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, avocat de formation, se distingue par son verbe incisif.

• L’autre Tshaku

Porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville depuis août 2015, il éprouve de l’« admiration » pour son « aîné », Lambert Mende, qui occupe les mêmes fonctions sur l’autre rive du fleuve Congo. Comme son alter ego, il est surnommé tshaku [« perroquet », en lingala] national.

• Ses modèles

Pour défendre l’image de son pays, il s’est inspiré de François Ibovi, l’ancien ministre de la Communication. Enfant, il apprenait par cœur les discours de Florent Ntsiba (l’actuel directeur de cabinet du chef de l’État), qui occupa les mêmes fonctions de la fin des années 1970 à 1983.


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• Parisien et normand

Né à Paris le 15 avril 1965 « à 16 h 10 », comme il aime le préciser, il a étudié le droit à l’université ­Paris-XII. Aujourd’hui, ce Franco-Congolais, père de quatre enfants, vit entre Brazzaville et Rouen (Normandie).

• Télémarketeur

Comme job étudiant, il avait choisi le télémarketing. Tous ses collègues et lui se faisaient appeler Claude Orsini afin que les clients qu’ils démarchaient au téléphone croient avoir toujours affaire au même interlocuteur.

• «Born again  »

Marié depuis dix-neuf ans à une femme « très croyante », il fréquente une « Église de réveil » (évangélique) à Rouen. Et ne tarit pas d’éloges sur son pasteur.

• Premier Pas

Lors de la campagne présidentielle de 2002, il entre en politique aux côtés d’André Milongo, ancien président de l’Assemblée nationale et ex-Premier ministre de la transition. Denis Sassou Nguesso le remarque et fait de lui l’un de ses conseillers spéciaux en 2004.


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• Ancien député

Après un échec en 2002, il est élu pour la première fois député (indépendant) à M’filou, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, en 2007.

Cinq ans plus tard, il se présente avec succès à Sibiti, dans le Lékoumou, le département d’origine de son père. Mais, en 2017, « pour des raisons impérieuses d’intérêt politique », il ne se représente pas, laissant la voie libre à Clément Mouamba, le Premier ministre.

Peu importe que le chat soit noir ou blanc

• Chat blanc

Pendant les campagnes électorales de 2007 et de 2012, l’absence de pigmentation de sa peau lui vaut des attaques virulentes. Il riposte en s’appropriant la formule du Chinois Deng Xiaoping : « Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris. » Et la transforme en fable africaine.

• Twitto

Il est l’une des rares personnalités politiques du Congo-Brazzaville présentes sur Twitter (depuis mai 2014), où il a plus de 19 200 abonnés. Ses posts n’épargnent ni les journalistes, ni les opposants, ni les responsables étrangers.


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• Avenir

Après la politique, ce proche de Denis Christel Sassou Nguesso n’exclut pas de redevenir avocat. Et de « se rendre utile autrement aux populations du Congo », notamment à travers une fondation qui œuvrerait en faveur du développement.

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