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CAN 2019 : Naïm Sliti, l’avantage technique de la Tunisie

Naïm Sliti face au joueur anglais Jesse Lingard lors du premier match de la Tunisie au Mondial 2018, le 18 juin. © Frank Augstein/AP/SIPA

International tunisien depuis juin 2016, Naïm Sliti, né à Marseille, fait désormais partie des hommes de base des Aigles de Carthage. Et son profil technique colle parfaitement à l’idée qu’on se fait des manieurs de ballon nord-africains.

Naïm Sliti a le bon goût de marquer dans des moments cruciaux. Pas plus tard que le 2 juin dernier, grâce à un doublé face à Lens (3-1), il a aidé son club, Dijon, à se maintenir en Ligue 1. La saison prochaine, le milieu de terrain offensif ne sera peut-être plus un joueur du Dijon football Côte-d’Or, où il aura, en deux saisons, avec 17 buts et plusieurs passes décisives, laissé sa trace.

En sélection, où il avait marqué lors de sa première apparition, le 3 juin 2016 à Djibouti (3-0), en qualifications pour la CAN 2017, Sliti est devenu un cadre. Tous ses buts (7) ont été inscrits lors de matchs officiels, dont deux lors de la CAN 2017.

Le profil type du joueur technique, créatif, instinctif

Selon Alain Giresse, le sélectionneur de la Tunisie, Naïm Sliti pourrait même améliorer ses statistiques. « Il doit prendre onscience de ses qualités, Sliti, c’est le profil type du joueur technique, créatif, instinctif », explique le coach français des Aigles de Carthage, qui dispose, avec Sliti, Khazri ou Msakni, de joueurs au profil technique au-dessus de la moyenne. « Il fait partie de ceux qui, grâce à un geste, une inspiration, sont capables de faire gagner leur équipe. »

Le Tunisien, comme la plupart des bons manieurs de ballon, manque aussi de régularité. Son dernier entraîneur à Dijon, Antoine Kombouaré, l’a plusieurs fois installé sur le banc de touche pour lui signifier qu’il attendait plus de lui. « Il a besoin d’être parfois piqué mais comme c’est un garçon intelligent, il comprend, même s’il n’aime pas être remplaçant », explique Kombouaré.

Dans le viseur de plusieurs clubs européens

Né à Marseille et formé à Sedan, c’est à Dijon que Sliti a vraiment franchi un cap. Son passage au Red Star, en 2014-2016, lui avait permis de signer à Lille, où il n’avait pas beaucoup joué. « À Dijon, il est devenu un joueur important, et cela lui a permis d’asseoir son statut en sélection », reprend Giresse.

Présent en Russie l’année dernière, Sliti a largement contribué à la qualification de la Tunisie pour la CAN égyptienne, avec quatre buts. Les Nord-Africains, considérés comme des outsiders, auront probablement une carte à jouer. Et Sliti, dans le viseur de plusieurs clubs européens, pourrait bien profiter de l’occasion pour faire grimper une cote déjà bien élevée.

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