RDC : les FARDC ont pris le contrôle de Bunagana

Quelques centaines de combattants du Mouvement du 23-Mars seraient repliés, jeudi, dans les collines proches de Bunagana, dernière place forte et fief politique des rebelles que l’armée congolaise (FARDC) contrôle désormais.

Des soldats de l’armée congolaise, près de Goma le 4 septembre. © AFP/Carl de Souza

Des soldats de l’armée congolaise, près de Goma le 4 septembre. © AFP/Carl de Souza

Publié le 31 octobre 2013 Lecture : 2 minutes.

Bunagaga, poumon économique et fief politique du Mouvement du 23-Mars, est aux mains de l’armée congolaise. Les Forces armées de la RDC (FARDC) en ont pris "totalement" le contrôle, mercredi 30 octobre vers 14h00 GMT [12h, heures locales], a affirmé Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de Kinshasa.

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Interrogé par Jeune Afrique, le porte-parole du mouvement en Europe, Jean-Paul Epenge, a déclaré que "les troupes du M23 ont quitté Bunagana avec armes et munitions mercredi à 11 heures [locale]".

Les rebelles se sont repliés dans les collines verdoyantes de Chanzu, Mbuzi et Runyonyi, à environ 2 000 mètres d’altitude. Selon divers témoignages, quelques centaines de combattants s’y regroupent depuis mardi et semblaient consolider leurs positions mercredi après-midi.

Selon le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée pour le Nord-Kivu, le commandement compte "établir l’attaque sur Chanzu" à partir de Rutshuru (80 km au nord de Goma), ville reprise dimanche à la rébellion et où se regroupaient des chars de combat.

En attendant l’assaut, les FARDC affinaient "toujours leur dispositif", d’après un officier de la Monusco qui fournit aux troupes gouvernementales un soutien en matière de renseignement, d’observation et de planification.

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"Il y aura un accord"

Le chef de la branche politique des rebelles, Bertrand Bisimwa a lui traversé la frontière ougandaise. "On lui a envoyé un hélicoptère pour le ramener à Kampala, et il est ici pour faciliter les négociations de paix", a indiqué le colonel ougandais Paddy Ankunda, porte-parole du ministre ougandais de la Défense Crispus Kiyonga.

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Ce dernier est le médiateur des pourparlers qui ont lieu dans la capitale ougandaise entre le M23 et Kinshasa. En dépit de la suspension de ces négociations le 21 octobre, les deux parties maintiennent à Kampala des délégations "techniques".

Selon Roger Lumbala, chef adjoint de la délégation du M23, des discussions devaient avoir lieu dans l’après-midi. "Je crois que (…) demain ou après-demain, il y aura la signature d'(un)accord", a-t-il ajouté.

À l’occasion d’une allocution télévisée à la nation, le président congolais Joseph Kabila a déclaré dans la soirée que "le succès de la contre-offensive" contre le M23 n’avait "pas pour conséquence de rendre caduques les options politiques et diplomatiques en vue de rétablir une paix durable"

Le chef de l’État a néanmoins appelé une nouvelle fois les rebelles à "se démobiliser volontairement" faute de quoi les autorités congolaises n’auront selon lui "d’autre option que de les y contraindre par la force".

(Avec AFP)

 

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