Législatives au Congo-Brazza : victoire assurée pour le parti de Denis Sassou Nguesso, quelques incidents à l’issue du second tour

Près d’un an et demi après sa propre réélection, le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso devrait de nouveau disposer d’une majorité confortable à l’Assemblée au terme du second tour des élections législatives qui se tenait ce dimanche 30 juillet. Ces élections ont été marquées par quelques incidents et le report du scrutin dans neuf circonscriptions de la région du Pool.

Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, en 2012. © Maxim Shipenkov/AP/SIPA

Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, en 2012. © Maxim Shipenkov/AP/SIPA

Publié le 31 juillet 2017 Lecture : 2 minutes.

Les résultats du second tour ne seront connus que dans quelques jours. Le Parti congolais du travail (PCT) du président avait déjà remporté 72 sièges sur 151 au premier tour le 16 juillet, contre sept pour l’Union des démocrates et humanistes (UDH-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas et trois pour l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

Dimanche soir, le dépouillement dans un grand bureau de Brazzaville donnait 362 votants sur 999 inscrits, avec 251 voix pour le candidat du PCT, 103 pour son adversaire et huit bulletins nuls, a constaté un correspondant de l’AFP.

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L’opposition accuse des militaires d’avoir voté frauduleusement

Dans ce quartier de Poto-Poto, tout comme celui d’Ouenzé, l’opposition a accusé des militaires d’avoir voté frauduleusement pour le compte du PCT. A Poto-Poto, les forces de l’ordre ont tiré en l’air pour disperser des manifestants qui avaient jeté des pierres sur des militaires, selon un habitant et un chef de bureau de vote.

À Ouenzé, le candidat d’opposition s’est retiré, ses proches accusant les militaires d’avoir voté en treillis sans produire les deux pièces nécessaires pour voter. « Pour l’avoir dénoncé, au moins cinq de nos militants ont été passés à tabac », a accusé auprès de l’AFP Flore Anique Mbemba, suppléant du candidat indépendant Marien Ikama, qui s’est retiré face au candidat du PCT au pouvoir Dominique Ondzé. « Les militaires qui ont voté étaient tous régulièrement inscrits », a déclaré Jean Bayabi, chef du bureau de vote.

Le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka, a évoqué une clôture normale des votes et des sanctions « contre ceux qui ont violé la loi ».

« On dénonce des fraudes électorales par ci, par là. C’est une farce électorale. Les conditions de transparence n’étaient pas là. Ce ne sont pas des élections de nature à cimenter notre démocratie », a réagi le directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), Trésor Nzila.

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Pas de heurts dans la région du Pool

Sur les quatorze circonscriptions électorales du Pool (Sud), région proche de Brazzaville qui a replongé dans la violence depuis la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso, seules cinq ont pu voter, les autorités ayant reporté les deux tours du scrutin dans les neuf autres.

Malgré tout, le scrutin s’est déroulé sans heurts apparents dans les trois circonscriptions qui restaient à pourvoir, selon les autorités contactées.

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