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Présidentielle au Gabon : d’anciens caciques du PDG d’Ali Bongo Ondimba lancent leur parti

Guy Nzouba Ndama, candidat à l'élection présidentielle gabonaise. © Compte Facebook de Guy Nzouba Ndama.

Si certains en doutaient, la rupture est désormais officialisée. Moins de deux mois après avoir été exclus avec fracas du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), des frondeurs du parti d'Ali Bongo Ondimba ont constitué, dimanche à Libreville, leur propre formation politique, le Rassemblement héritage et modernité.

Face à un parterre d’opposants au chef de l’État gabonais, Alexandre Barro Chambrier, exclu le 9 mars du PDG avec Michel Menga M’Essone et Jonathan Ignoumba, a officialisé dimanche 1er mai la création du Rassemblement héritage et modernité dont il a été désigné président.

L’ancien député, fer de lance de la fronde, est revenu sur les raisons qui ont poussé les transfuges du PDG à quitter le parti quelques mois avant l’élection présidentielle. « En 2009, nous avions cru faire le choix de porter notre pays vers de hautes valeurs (…). Mais la pratique du pouvoir, mue par des logiques irrationnelles, s’est écartée petit à petit de cet idéal de rupture, de changement véritable », a justifié Alexandre Barro Chambrier.

Guy Nzouba Ndama désigné candidat 

Dimanche, le Rassemblement héritage et modernité a par ailleurs désigné Guy Nzouba Ndama comme candidat à l’élection présidentielle prévue le 28 août. Ce dernier avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle le 5 avril, quelques jours après avoir démissionné du poste de président de l’Assemblée nationale qu’il occupait depuis 19 ans, officialisant ainsi sa rupture avec le chef de l’État. Neuf parlementaires frondeurs du PDG lui avaient alors emboîté le pas.

En une semaine, deux nouvelles formations politiques auront donc fait leur arrivée sur la scène politique gabonaise. Les 27 et 28 avril, c’était en effet au tour des soutiens de Jean Ping de créer un nouveau parti, Démocratie nouvelle, destiné à soutenir la candidature de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine. À l’approche de l’élection, les opposants au chef de l’État mettent donc leurs troupes en ordre de bataille.

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