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Cet article est issu du dossier «Finance - Quatre mois qui ont ébranlé la BAD»

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Économie

BAD : Akinwumi Adesina, un président sur la sellette

À Paris, en mars 2015.

À Paris, en mars 2015. © Vincent Fournier/JA

En raison de la crise sanitaire, le Nigérian Akinwumi Adesina ne saura qu’à la fin du mois d’août s’il est réélu à la tête de la BAD. S’il demeure le seul candidat en lice, il fait toujours face à de graves accusations.

Depuis le 19 mars, les employés de la Banque africaine de développement (BAD) ont délaissé le siège d’Abidjan et sont en télétravail. Personne ne sait encore quand ces conditions particulières imposées par la pandémie de Covid-19 prendront fin, mais, à mots couverts, certains salariés reconnaissent qu’ils aimeraient bien qu’elles se prolongent encore un peu tant ils redoutent les retrouvailles avec leur président, Akinwumi Ayodeji Adesina. « L’ambiance est très tendue », explique l’un d’eux.

Depuis près de cinq mois, l’institution financière multinationale est le théâtre d’une grave crise interne. Des documents censés demeurer confidentiels font les choux gras de la presse. Son président est contesté.

En janvier, un groupe de lanceurs d’alerte a déposé une plainte devant le comité d’éthique de la BAD pour dénoncer la gestion de l’ancien ministre nigérian de l’Agriculture et du Développement rural. Vingt cas détaillant ce que ces « salariés inquiets » considèrent comme des violations des règles statutaires et éthiques de l’institution dans les domaines des ressources humaines, de la passation des marchés ou du management.

Ouverture d’une enquête indépendante

Le 26 mai, au terme d’une longue réunion en visioconférence, le bureau conseil des gouverneurs de la banque a acté le principe de l’ouverture d’une enquête indépendante. Un mois plus tôt, Adesina avait pourtant été blanchi de ces graves accusations par le comité d’éthique de la banque, au motif notamment qu’elles n’étaient pas accompagnées de preuves. Mais la pression des États-Unis a fait pencher la balance.

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