Politique économique

Dette africaine : une médiatrice nommée Vera Songwe

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Vera Songwe (Cameroun), Secretaire executive de la Commission economique de l’ONU pour l’Afrique (CEA), lors d’un entretien avec le journaliste Julien Wagner. Abidjan (Cote d’Ivoire), le 6 avril 2019.

Vera Songwe (Cameroun), Secretaire executive de la Commission economique de l’ONU pour l’Afrique (CEA), lors d’un entretien avec le journaliste Julien Wagner. Abidjan (Cote d’Ivoire), le 6 avril 2019. © Issam Zejly pour JA

La secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) est devenue une médiatrice incontournable dans le duel qui oppose les Africains à leurs créanciers.

Quand on parle de la dette africaine en ces temps de crise, on pense aux « cinq fantastiques », ces supernégociateurs nommés par l’Union africaine : le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, le Rwandais Donald Kaberuka, le Sud-Africain Trevor Manuel et l’Algérien Abderrahmane Benkhalfa.

Mais il y a aussi… Vera Songwe, la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), qui s’est illustrée ces dernières semaines comme une médiatrice coriace dans le face-à-face qui oppose les Africains à leurs créanciers, notamment privés.

Proche de plusieurs chefs d’État africains

Ceux qui se demandaient comment cette quinquagénaire allait incarner la fonction qu’occupait précédemment le très médiatique Carlos Lopes ont désormais leur réponse. Formée à l’Université du Michigan, aux États-Unis, et à l’Université catholique de Louvain, en Belgique, cette économiste camerounaise, que l’on dit douée avec les chiffres (elle a un doctorat en économie mathématique), a le profil de l’emploi.

Ex-directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, en Mauritanie et au Cap-Vert, elle a une bonne connaissance des économies africaines. Elle a également été directrice régionale d’IFC (la filiale de la Banque mondiale spécialisée dans le secteur privé) pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Vera Songwe a par ailleurs ses entrées chez plusieurs chefs d’État africains, qu’elle peut contacter directement. « Elle a la légitimité nécessaire pour parler à la fois aux investisseurs privés et aux gouvernements », concède l’économiste togolais Kako Nubukpo. Le 11 mai, elle a ainsi coorganisé avec l’Institut de la finance internationale (IIF), sis à Washington, la première rencontre entre les Africains et leurs créanciers privés, désormais réunis au sein du Groupe de travail des créanciers privés en Afrique.

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