Défense

Algérie : qui est Belkacem Laribi, l’ange gardien du président Tebboune ?

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Mis à jour le 28 mai 2020 à 12h59
Le directeur de la sécurité et de la protection présidentielle (à dr.), au côté du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, le 22 décembre 2019, à Alger.

Le directeur de la sécurité et de la protection présidentielle (à dr.), au côté du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, le 22 décembre 2019, à Alger. © ZEBAR

L’homme chargé de la protection personnelle du chef de l’État algérien Abdelmadjid Tebboune revient de loin. Écarté par l’ancien pouvoir, son retour en grâce préfigure le come-back d’autres compétences sécuritaires.

Admis d’office à la retraite à l’âge de 58 ans, le général Belkacem Laribi réapparait pour la première fois aux côtés d’Abdelmadjid Tebboune à l’inauguration de la Foire de la production d’Alger, le 22 décembre 2019. Il vient alors d’être nommé directeur du protocole à la présidence. Un prélude à sa promotion à la tête de la direction générale de la sécurité et de la protection présidentielle (DGSPP), en charge de la protection personnelle du chef de l’État et du palais d’El Mouradia.

Natif d’El Kala, dans l’est algérien, fils d’un ancien maquisard qui a fait carrière dans la police après 1962, Belkacem Laribi fait lui ses armes au sein du Groupement d’intervention spéciale (GIS), une unité d’élite spécialisée dans la lutte contre le terrorisme. Il en est membre jusqu’en 1992 et l’assassinat du président Mohamed Boudiaf.

Belkacem Laribi, responsable de la protection personnelle du chef de l’État algérien Abdelmadjid Tebboune.

Rigueur et loyauté

Repéré pour ses compétences, sa rigueur et sa loyauté, il intègre la garde présidentielle en 1999, à l’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika. En vingt ans, ce père de trois enfants ne quitte pas Bouteflika d’une semelle : il le suivra jusqu’à la résidence médicalisée de Zéralda, sur le littoral ouest d’Alger, que le vieux raïs ne quitte quasiment plus depuis qu’il est cloué sur un fauteuil roulant.

Très estimé par le clan Bouteflika, le général est décoré en 2013 de l’ordre national du mérite au rang de « Achir »

Très estimé par le clan Bouteflika, le général est décoré en 2013 de l’ordre national du mérite au rang de « Achir ». À la DGSPP, Belkacem Laribi remplace Nacer Habchi, lui aussi général, lui aussi familier des Bouteflika. Réputé proche de Saïd, frère-conseiller de l’ancien raïs, et d’Ahmed Gaïd Salah, le défunt chef d’état-major de l’armée, Habchi avait été propulsé directeur de la sécurité présidentielle en juillet 2015, quelques jours après que des coups de feu ont retenti dans la résidence ultra protégée de Zéralda, dans ce qui s’apparentait à une présumée tentative d’intrusion d’un groupe armé.

Les sanctions n’avaient pas tardé : les généraux Djamel Kehal Medjdoub et Ahmed Moulay Meliani, respectivement chefs de la DSPP et de la garde républicaine, avaient été aussitôt remerciés. Jugé en décembre 2015 par un tribunal militaire pour « négligence » et « infraction aux consignes militaires », Medjdoub — qui a toujours clamé son innocence — écopera de trois ans de prison ferme. Réhabilité depuis, il pourrait se voir confier de nouvelles missions dans le cadre de la réorganisation opérée par Tebboune.

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