Économie

Isabel dos Santos mobilise son dernier carré de fidèles

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Mis à jour le 17 mai 2021 à 17:36

Depuis son départ de Luanda à la mi-2018, la milliardaire angolaise vit à Londres. Ici, en janvier 2020. © Toby Melville/REUTERS

Visée par des enquêtes pour détournement de fonds publics en Angola et au Portugal, la fille aînée de l’ex-président José Eduardo dos Santos organise sa riposte depuis Londres et Paris.

Malgré des rumeurs la disant à Moscou et des déplacements récents à Lisbonne, Isabel dos Santos semble avoir choisi Londres, où elle s’est installée depuis son départ de Luanda à l’été 2018, comme quartier général. Son père vit, lui, depuis avril 2018 à Barcelone, où il observe le plus strict silence tout en demeurant un soutien indéfectible de sa fille aînée. La femme d’affaires, qui a fêté ses 47 ans en avril, s’appuie aussi sur son mari, le collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo, monté au créneau à ses côtés en début d’année pour contrer les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) dans le cadre des « Luanda Leaks ».

Défense sur les réseaux sociaux

Depuis l’arrivée au pouvoir, en septembre 2017, de João Lourenço, successeur de son père à la présidence angolaise, et le début de ses tracas judiciaires, Isabel dos Santos a fait des réseaux sociaux son premier moyen de défense. Elle y travaille son image via de fréquents messages mettant en avant la réussite de ses entreprises, son analyse de la situation économique de l’Angola, ses réflexions sur le monde de l’après-coronavirus. Les contre-attaques face aux accusations, sur Twitter, et les photos de famille, sur Instagram, sont plus ponctuelles. Les autres interventions sont gérées depuis plusieurs années par l’agence de relations publiques portugaise LPM Comunicação, et plus précisément par sa directrice générale, Catarina Vasconcelos, professionnelle de la communication disposant de plus de vingt années d’expérience.

Un bataillon de pointures du droit est mobilisé pour la défendre