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Cet article est issu du dossier «Le Burkina à l'heure de la mobilisation générale»

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Santé

Coronavirus au Burkina : pas de répit dans les labos

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Dans les labos de l'Institut de recherche en sciences de la santé, à Ouagadougou.

Dans les labos de l'Institut de recherche en sciences de la santé, à Ouagadougou. © DR / IRSS

Dès l’annonce des premiers cas de coronavirus, au début de mars, c’est le Laboratoire national de référence grippe (LNR-G), situé à Bobo-Dioulasso, qui a été chargé des tests. Puis les autorités sanitaires ont progressivement fait monter en puissance les capacités de diagnostic du pays.

« Nous sommes passés d’un seul centre d’analyse à sept actuellement, qui sont chacun capable de réaliser plus de 190 tests par jour », précise le coordonnateur du Corus.

Établissement spécialisé du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) abrite sur son site ouagalais le Laboratoire national de référence pour la mise au point et la réalisation des tests de dépistage du Covid-19, lequel est en mesure d’effectuer jusqu’à 94 tests en deux heures.

Bras armés de la riposte burkinabè

« S’y ajoutent le laboratoire biomédical de l’IRSS, qui a été rénové, le laboratoire du CHU [centre hospitalier universitaire] de Tengandogo et celui du CHU de Yalgado-Ouédraogo, sans oublier le Laboratoire national de santé publique (LNSP) », indique Brice Wilfried Bicaba.

Bras armés de la riposte burkinabè, ces centres permettent au pays d’atteindre une capacité de réalisation de 1 000 tests diagnostiques par jour, si nécessaire. Outre ses deux laboratoires essentiels dans la lutte contre le nouveau coronavirus, l’IRSS comprend également une unité de production de chloroquine, U-Pharma, qui a repris du service à la fin d’avril après plusieurs années d’arrêt. « Quelque 500 millions de F CFA [762 000 euros] ont été mobilisés pour la fabrication locale de cette molécule, autour de laquelle des essais cliniques sont en cours, et nous attendons l’arrivée de la matière première pour démarrer la production de chloroquine », assure Roger Nebié, le directeur général du CNRST.

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