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Cet article est issu du dossier «Infrastructures : huit grands chantiers qui vont changer la donne»

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BTP & Infrastructures

Métro d’Alger : trois extensions pour désengorger la capitale [6/8]

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L'extension du réseau, vers l'est et l'ouest, va permettre de décongestionner la capitale.

L'extension du réseau, vers l'est et l'ouest, va permettre de décongestionner la capitale. © Alexandre DUPEYRON pour JA

Attendu pendant près de trente ans par les habitants de la Ville blanche, asphyxiée par les embouteillages, le métro, inauguré en 2011, a vu sa fréquentation multipliée par quatre en l’espace de sept ans. La densification du réseau de stations, réamorcée en 2018, devrait confirmer cette tendance. Sixième opus de la sélection JA des projets majeurs de BTP de l’Afrique francophone.

Résumé Entré en exploitation en novembre 2011, le métro d’Alger a vu sa fréquentation exploser, passant de 11,3 millions à 45,3 millions de passagers annuels entre 2012 et 2019, avec 19 stations en service actuellement. Trois chantiers d’extension sont en cours : deux vers l’est, d’El-Harrach à l’aéroport Houari-Boumédiène (9,5 km, 9 stations), l’autre d’Aïn Naadja à Baraki (6 km, 6 stations) ; et une vers l’ouest, de la place des Martyrs à Bab el-Oued (1 station, 1,5 km). L’Entreprise du métro d’Alger (EMA, publique) en est le maître d’ouvrage, Cosider (public) le principal maître d’œuvre, avec notamment ses sous-traitants italiens Trevi Group et Seli Overseas, tous deux spécialisés dans l’ingénierie du sous-sol.

Métro algérien

Métro algérien © Jeune Afrique

Importance stratégique Le métro est devenu un moyen de transport essentiel pour les Algérois, dont le réseau de bus privé, majoritaire, est atomisé et défaillant. L’extension vers l’ouest, traversant des quartiers densément peuplés et actuellement mal reliés au centre, est très attendue à l’est, qui bénéficie de lignes de tramway, les interconnexions entre métro, tramway et train seront efficaces pour fluidifier le trafic. Ce qui désengorgera aux heures de pointe la capitale des bus, qui devraient davantage se consacrer à la desserte des stations de métro depuis les quartiers résidentiels, qui en sont éloignés.

Avancement Lancé en 2015, puis suspendu en 2016 pour des raisons budgétaires, le chantier d’extension vers l’est a redémarré en 2018, et s’est accéléré en octobre 2019. Celui de l’extension vers l’ouest doit reprendre prochainement, selon l’EMA.


Font partie de cette sélection des projets déjà engagés, ayant un impact économique structurant pour leur pays et l’ensemble de la région. Du ferroviaire au portuaire, en passant par les villes nouvelles, les barrages, les axes routiers ou les pipelines, ces chantiers mobilisent des consortiums, souvent menés par des groupes internationaux, principalement chinois et européens. Mais ces derniers font tous appel à des partenaires et à des sous-traitants locaux, dont l’expertise technique a fortement progressé au cours des cinq dernières années. Les plus expérimentés de ces groupes africains de BTP – tels le marocain SGTM, l’algérien Cosider ou encore le burkinabè CGE – sont désormais eux aussi « chefs d’orchestre » de grands programmes d’infrastructures.

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