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Cet article est issu du dossier «Infrastructures : huit grands chantiers qui vont changer la donne»

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BTP & Infrastructures

La Transgabonaise, nouvel axe logistique crucial entre Libreville et Franceville [8/8]

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Mis à jour le 23 juin 2020 à 17h51
LA RN 1 est l'un des deux tronçons, avec la RN 3, qui constituent les axes à réhabiliter dans le cadre de la Transgabonaise.

LA RN 1 est l'un des deux tronçons, avec la RN 3, qui constituent les axes à réhabiliter dans le cadre de la Transgabonaise. © © Steeve Jordan/AFP

Fruit d’un partenariat public-privé entre le Gabon et la co-entreprise fondée par Arise et le français Meridiam, le projet vise à reconstruire 780 km de routes entre Libreville et Franceville. Huitième et dernier opus de la sélection JA des projets majeurs de BTP de l’Afrique francophone.

Résumé Le projet de la Trans­gabonaise, qui doit relier par voie rapide Libreville (Ouest) et Franceville (Est), prévoit la réhabilitation de 780 km des routes nationales 1 et 3 pour en faire un axe logistique plus efficace. Alors que le projet était initialement piloté par l’État, qui lançait des appels d’offres de marchés publics, celui-ci a finalement opté pour un partenariat public-privé avec la SAG, détenue par Arise (groupe Olam) et le fonds d’investissement français Meridiam. La SAG finance désormais le chantier, et des péages seront installés pour en financer l’entretien.

GABON

GABON © Jeune Afrique

Importance stratégique Avec ce projet, il s’agit non seulement de désenclaver la capitale, dont la seule voie de sortie est une RN1 mal bitumée et peu praticable, mais aussi de construire un axe logistique hautement stratégique pour écouler la production de grumes et de produits agricoles. La route desservira entre autres la Zone économique spéciale de Nkok – lieu de transformation des grumes – et le futur aéroport international de Libreville. Elle est complémentaire au train transgabonais, exploité par Setrag (groupe Eramet), dont le principal objectif est le transport de minerai de manganèse et qui doit être lui aussi remis à niveau.

Avancement du chantier Des appels d’offres sont en cours : cinq sociétés internationales ont été sélectionnées. En attendant, Colas, spécialisé dans la construction et l’entretien d’infrastructures de transports et d’aménagements urbains, exécute des travaux d’urgence entre les kilomètres 24 et 105 de la RN1. La filiale de Bouygues, qui travaille sur cet axe depuis des années, avait déjà, par le passé, dû stopper des travaux faute de financement de l’État. En 2017, par manque de budget, les autorités avaient résilié plusieurs autres contrats sur la RN1 avec le gabonais Socoba-EDTPL et les espagnols Ceddex-Entraco et Acciona.


Font partie de cette sélection des projets déjà engagés, ayant un impact économique structurant pour leur pays et l’ensemble de la région. Du ferroviaire au portuaire, en passant par les villes nouvelles, les barrages, les axes routiers ou les pipelines, ces chantiers mobilisent des consortiums, souvent menés par des groupes internationaux, principalement chinois et européens. Mais ces derniers font tous appel à des partenaires et à des sous-traitants locaux, dont l’expertise technique a fortement progressé au cours des cinq dernières années. Les plus expérimentés de ces groupes africains de BTP – tels le marocain SGTM, l’algérien Cosider ou encore le burkinabè CGE – sont désormais eux aussi « chefs d’orchestre » de grands programmes d’infrastructures.

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