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Cet article est issu du dossier «Les économies africaines face au coronavirus»

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Politique économique

Coronavirus : la Côte d’Ivoire se prépare au choc économique

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Mis à jour le 24 mars 2020 à 17h06
Moussa Sanogo, le ministre ivoirien chargé du Budget et du Portefeuille de l’État, à l'Africa CEO 2018.

Moussa Sanogo, le ministre ivoirien chargé du Budget et du Portefeuille de l’État, à l'Africa CEO 2018. © Jacques Torregano/ACF

Le gouvernement ivoirien est sur le pied de guerre pour tenter de limiter l’impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie du pays.

Prévue par le gouvernement pour le deuxième trimestre 2020, l’opération d’eurobond de levée d’un prêt bancaire international devrait être décalée. La Côte d’Ivoire songe déjà à anticiper la crise mondiale liée à la pandémie de coronavirus sur le budget de l’exercice en cours, estimé à 8 061 milliards de F CFA (plus de 12 milliards d’euros).

Les recettes douanières, qui constituent une composante essentielle du budget, ont déjà commencé à fléchir, essentiellement du fait du ralentissement des exportations et des importations venues de Chine. Pékin est en effet le troisième partenaire commercial de la Côte d’Ivoire, après la France et le Maroc. Les importations chinoises, qui frôlaient 1,85 milliard de dollars en 2017, ont depuis dépassé le seuil des 2 milliards.

Le pays envisage un scénario de perte de 1,5 % de croissance cette année. « Nous avons réalisé une étude sommaire pour anticiper l’impact. Les prévisions de croissance 2020 fixées à 7,5 % ne seront pas réalisables avec le ralentissement des investissements directs étrangers et des importations dans le domaine du BTP », a confié à Jeune Afrique Adama Coulibaly, le ministre de l’Économie et des finances.

Difficultés pour importer

« Ce n’est pas tellement le coronavirus qui affectera le budget, c’est plutôt son effet sur la mobilisation des ressources, en particulier celles issues du commerce extérieur, qui pourrait conduire à une loi de finance rectificative. On peut déjà noter le ralentissement des importations en provenance de Chine, mais pas dans des proportions inquiétantes », confie Moussa Sanogo, le ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l’État.

Le gouvernement a lancé depuis plus de dix jours une étude multisectorielle pour mesurer l’impact du coronavirus sur l’économie nationale. Il est déjà probable que certains projets de construction, réalisés en grande partie grâce à une main-d’œuvre chinoise, connaissent des retards.

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