Assurances

RDC : entre Sunu et Rawsur, duel sur le marché de l’assurance

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Mis à jour le 17 mars 2020 à 16h09
Pathé Dione et Mazhar Rawji.

Pathé Dione et Mazhar Rawji. © Montage JA

La société-soeur du conglomérat Rawbank et son concurrent sénégalais Sunu ont chacun leurs atouts pour ravir des parts de marché à la Sonas, l’opérateur public historique.

Avec Rawsur SA (non-vie), et Rawsur Life SA (assurance vie), présentes depuis la libéralisation effective du marché congolais, en mars 2019, le groupe familial Rawji, par ailleurs actionnaire majoritaire du leader congolais Rawbank, a une longueur d’avance sur son concurrent sénégalais, qui vient d’obtenir de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (Arca) son agrément pour la branche IARD (dommages), et dont la demande pour l’offre vie est en examen.

En outre, le groupe fondé par la famille Rawji est présent depuis plus d’un siècle en RDC, où il est le premier acteur bancaire (254,4 milliards de francs congolais de revenus en 2018, soit 135 millions d’euros, pour 1,46 milliard d’euros d’actifs). Dans le rapport 2015 de RawBank, Mazhar Rawji annonçait déjà les ambitions poursuivies avec l’offre d’assurance. « Rawsur disposera d’une équipe de conseillers spécialisés par produit et par secteur, en mesure de proposer les solutions d’assurance adaptées aux besoins des particuliers, des indépendants et professionnels, des PME et des grandes entreprises », notait le président du conseil d’administration de Rawbank.

« Les canaux de distribution seront nombreux, entre autres celui du réseau des agences de Rawbank, dans le cadre d’une véritable offre de bancassurance », avait-il ajouté.  Le 9 mars, un nouveau DG, Christian Hapi, a été nommé à la tête de Rawsur pour piloter le développement de l’assureur.

Nouveaux concurrents pour la Sonas

Mais avec ses 610 millions d’euros d’actifs en 2018 et sa présence dans quinze marchés du continent, le groupe fondé par Pathé Dione, dont l’assurance est le cœur de métier depuis plus de vingt ans quand son concurrent est novice sur créneau, est convaincu de pouvoir se hisser rapidement dans le top 3 du secteur.

Pour obtenir la validation de l’Arca – qu’ont également décrochée cinq autres sociétés – les assureurs doivent avoir leur siège social dans le pays et disposer d’un capital social minimum de 10 milliards de francs congolais.

Tous ces acteurs sont de nouveaux concurrents pour la Sonas, l’opérateur public historique, dont les revenus ont atteint 51,7 millions d’euros en 2015 (derniers chiffres disponibles). Avec un taux de pénétration d’à peine 0,4 % du PIB, selon le cabinet EY, le marché congolais a un énorme potentiel de croissance.

En 2016, le total de primes brutes émises était de seulement 1 million de dollars pour l’assurance vie et de 142 millions de dollars pour la branche non-vie (dont 85 % pour les assurances automobile et incendie).

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