Diplomatie

Coronavirus : Air France face aux mesures de précaution des pays d’Afrique centrale

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 23 mars 2020 à 12h38
Des avions Air France, à Roissy, le 17 mai 2019. Photo d'illustration.

Des avions Air France, à Roissy, le 17 mai 2019. Photo d'illustration. © Christophe Ena/AP/SIPA

La compagnie Air France-KLM craint l’impact de l’épidémie de coronavirus sur ses vols en Afrique subsaharienne en provenance de la France, placée par le Congo dans la catégorie des « pays à risque ».

Sous la direction d’Henri Hourcade, son directeur général Afrique, assisté de Pierre-Noël Gauthier, responsable de la sécurité et des services au sol, ainsi que de l’indispensable Guy Delbrel (désormais consultant), Air France-KLM a mis en place une cellule de veille chargée de gérer l’impact de l’épidémie de coronavirus sur ses destinations en Afrique subsaharienne.

Première alerte le 4 mars, lorsque Cyprien Mamina, le secrétaire général du ministère congolais des Affaires étrangères, a fait parvenir à la compagnie une note signifiant que tous les passagers en provenance de Paris seraient placés en quarantaine dès leur arrivée à Brazzaville, avec effet immédiat. Cette note relayait un message adressé le même jour aux missions diplomatiques par le ministre Jean-Claude Gakosso, plaçant la France dans la catégorie des « pays à risque ».

Vers des mesures similaires en RDC

Problème : le vol Air France du jour étant déjà parti, ni l’équipage ni les passagers – dont certains se rendaient au Congo pour des séjours d’affaires de courte durée – n’avaient été prévenus de ce qui les attendait. La direction de la compagnie ayant menacé de dérouter l’appareil vers une autre destination, voire de supprimer toute desserte de Brazzaville et de Pointe-Noire, l’ambassadeur François Barateau est monté au créneau auprès de Jacqueline Lydia Mikolo, la ministre de la Santé, pour que ces consignes soient temporairement levées.

Elles devaient cependant être rétablies (sous une forme quelque peu assouplie) à partir du 9 mars. La crainte d’Air France est que cette décision congolaise ne fasse jurisprudence : le Gabon et le Cameroun seraient sur le point d’appliquer des mesures similaires.

Les mesures congolaises pourraient bientôt être imitées en RDC. Félix Tshisekedi « a exhorté le gouvernement à arrêter un dispositif efficace de contrôle et des modalités de prévention idoines à l’égard des passagers qui proviennent particulièrement des pays épidémiques. Il a recommandé qu’on puisse s’inspirer aussi des mesures prises par les pays voisins, en l’occurence la République du Congo concernée par les vols d’Air France qui sont triangulaires, à savoir la France, la RDC et la République du Congo », souligne le compte-rendu du conseil des ministres du 6 mars.

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