Économie

Dix choses à savoir sur Antoinette Sayeh, première Africaine directrice générale adjointe du FMI

THURSDAY, OCTOBER 17, 2019 WASHINGTON DC. 2019 ANNUAL MEETINGS. DECODING DEBT: GETTING TRANSPARENCY RIGHT.The panel addresses three key questions: 1) Why is debt transparency important? 2) Why is it lacking in so many low-income countries? 3) What must be done to create the right incentives for greater debt transparency? David R. Malpass President, World Bank Group; Antoinette Sayeh Visiting Fellow at the Center for Global Development; Kenneth Rogoff Thomas D. Cabot Professor at Harvard University; Zainab Ahmed Minister of Finance, Budget and National Planning, Nigeria; Julie Monaco Managing Director Global Head Public Sector Banking, Capital Markets and Advisory Division Citi. Photo:  World Bank / Simone D. McCourtie Simone D. McCourtie/The World Bank Group<a href="https://live.worldbank.org/decoding-debt-getting-transparency-right">Missed the Event? Watch Here</a>

THURSDAY, OCTOBER 17, 2019 WASHINGTON DC. 2019 ANNUAL MEETINGS. DECODING DEBT: GETTING TRANSPARENCY RIGHT.The panel addresses three key questions: 1) Why is debt transparency important? 2) Why is it lacking in so many low-income countries? 3) What must be done to create the right incentives for greater debt transparency? David R. Malpass President, World Bank Group; Antoinette Sayeh Visiting Fellow at the Center for Global Development; Kenneth Rogoff Thomas D. Cabot Professor at Harvard University; Zainab Ahmed Minister of Finance, Budget and National Planning, Nigeria; Julie Monaco Managing Director Global Head Public Sector Banking, Capital Markets and Advisory Division Citi. Photo: World Bank / Simone D. McCourtie Simone D. McCourtie/The World Bank GroupMissed the Event? Watch Here © World Bank / Simone D. McCourtie

Le 16 mars, l’ancienne ministre libérienne des Finances rejoindra l’équipe des directeurs généraux adjoints du FMI, qui seconde la Bulgare Kristalina Georgieva. Elle est la première Africaine à occuper ces fonctions.

  • Bercail

Sa nomination au sein de l’équipe des directeurs généraux adjoints (ils sont quatre au total) marque une nouvelle étape dans sa carrière au FMI. À 61 ans, elle a déjà passé huit ans (2008-2016) à la tête du département Afrique. Elle était alors chargée des relations entre l’institution financière et les pays du continent.

  • Dette

Ministre des Finances du Liberia de 2006 à 2008, elle se fixe pour objectifs de redresser l’économie de son pays, qui sort exsangue de quatorze années de guerre civile, et de normaliser les relations de Monrovia avec la communauté internationale. Elle parvient à faire accéder le Liberia à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), à la suite de quoi le Club de Paris annulera sa dette.

  • Développement

Elle a dirigé la 19e reconstitution de l’Association internationale de développement, une institution issue de la Banque mondiale qui a vocation à soutenir la croissance des nations les plus pauvres. Elle a mené cette mission de front avec ses activités au Centre de recherches pour le développement (Canada), où elle est « chercheuse invitée » depuis 2016.

  • Régime militaire

Après un doctorat en relations économiques aux États-Unis, elle revient au Liberia au début des années 1980. Elle est alors conseillère au ministère des Finances et de la Planification, sous le régime militaire de Samuel Doe. Un poste qu’elle quittera pour rejoindre la Banque mondiale.

  • Double perspective

Elle passe dix-sept ans à la Banque mondiale, à Washington, où elle occupe plusieurs postes à responsabilité. Elle confiera par la suite avoir été agacée par la lenteur avec laquelle certains pays mettent en œuvre leurs réformes. Devenue ministre, en 2006, elle réalise à quel point les contraintes politiques entravent les projets de développement.

  • Ebola

En 2015, alors qu’elle dirige le département Afrique du FMI, elle coordonne un financement à taux nul pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, les trois pays les plus touchés par l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola.

  •  Mozambique

En avril 2016, elle assume la décision du FMI de suspendre son aide au Mozambique après avoir découvert que Maputo a dissimulé près de 1 milliard de dollars de dettes. Le gel des aides de l’institution et des autres bailleurs de fonds internationaux plongera le pays dans une grave crise financière.

  • Devoir

En 2006, quand Ellen Johnson Sirleaf devient la première présidente sur le continent africain, elle rejoint son gouvernement. Après quasiment deux décennies passées à la Banque mondiale, elle voit, dans ce « choix difficile », une « occasion à saisir pour faire la différence » dans son pays.

  • Arcelor Mittal

Elle s’est engagée à ce que la transparence règne dans le secteur des industries extractives au Liberia. Au terme de négociations, le géant de l’acier ArcelorMittal accepte, en 2006, de réviser l’accord sur les activités minières qu’il avait signé un an auparavant.

  • Bras de fer

En 2010, elle mène une fronde contre les États membres de la Cemac. Elle reproche à la Banque centrale commune aux six États de la région de ne pas avoir respecté le plan de « retour à la crédibilité » conclu à la fin de 2009 avec le FMI.

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