Musique

Pour la rappeuse malienne Ami Yerewolo, le salut par le réseau

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La rappeuse Ami Yerewolo, en février 2020.

La rappeuse Ami Yerewolo, en février 2020. © Facebook/Ami Yerewolo

L’artiste malienne doit son succès au réseau de sympathies et de collaborations qu’elle a su développer, notamment à travers le festival Le Mali a des rappeuses, qu’elle a créé en 2017.

« Je suis la première rappeuse à arriver à ce niveau au Mali, et cela fait près de dix ans que je me bats en indépendante, sans manager ni producteur… » La voix est douce, mais le ton dur d’Ami Yerewolo donne une idée de la volonté qu’il a fallu à l’artiste de 29 ans pour s’imposer.

Elle affirme qu’elle a « tout plaqué » pour se lancer dans la musique, arrêtant ses études en 2013 après avoir obtenu une licence en comptabilité. C’est un an plus tard, après la sortie au forceps de son disque Naissance, que l’artiste commence tout juste à être prise au sérieux et à être invitée à participer à des balani, ces bals de quartier qui fleurissent aux coins des rues de Bamako.

Hip hop et émancipation féminine

Malgré les remarques sexistes, Ami s’accroche et séduit, recevant une foule de distinctions : le Mali Hip Hop Award, le Kalata Music Award… Elle a aussi été élue « Femme battante du Mali » par des journalistes maliennes et classée deuxième lors de la remise du prix Découvertes RFI en 2017.

Aujourd’hui, je collabore avec des rappeuses mauritaniennes, marocaines, sénégalaises… Les réseaux sociaux m’ont été très utiles pour les prises de contact

Son succès, elle le doit en particulier au réseau de sympathies et de collaborations qu’elle a su développer, notamment à travers le festival Le Mali a des rappeuses, qu’elle a créé en 2017, et qui permet à la fois de promouvoir le hip-hop et l’émancipation féminine. La chanteuse – à la tête de sa propre structure de communication, Denfari Event – invite des artistes extérieures, puis est invitée à son tour.

« Aujourd’hui, je collabore avec des rappeuses mauritaniennes, marocaines, sénégalaises… Les réseaux sociaux m’ont été très utiles pour les prises de contact, souligne-t-elle. D’autant plus que chez moi les professionnels du secteur ne veulent pas ouvrir leur carnet d’adresses aux nouveaux venus. »

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