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Cet article est issu du dossier «Côte d'Ivoire : l'année de tous les enjeux»

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BTP & Infrastructures

Côte d’ivoire : à Akoupé-Zeudji, un pôle industriel XXL

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La zone industrielle de Vridi, à Abidjan (image d'illustration).

La zone industrielle de Vridi, à Abidjan (image d'illustration). © Vincent Fournier/J.A.

À 20 km au nord d’Abidjan, l’État ivoirien est en train d’aménager la plus grande zone d’activités du pays, où s’implantent progressivement, à coups de millions de dollars, des groupes nationaux et internationaux.

La Côte d’Ivoire s’est attelée à la diversification de son économie et a engagé une politique de transformation structurelle qui mise sur l’industrialisation dans tous les secteurs. Et, pour que ces activités se développent, l’État a engagé un programme pour réhabiliter les anciennes zones industrielles et en créer de nouvelles.

Piloté depuis 2013 par l’Agence de gestion et de développement des infrastructures industrielles (Agedi), ce programme, soutenu notamment par le Fonds de développement des infrastructures industrielles (Fodi, créé en même temps que l’Agedi) et par la Banque mondiale (à travers le programme de financement Bird-Enclave), concerne une dizaine d’agglomérations, dont Bouaké, Bonoua, Korhogo, Odienné, Séguéla et Yamoussoukro, la capitale, qui doit être dotée d’une zone aménagée de 750 ha.

L’objectif est d’installer les infrastructures indispensables au processus de transformation de l’économie, mais aussi de désengorger Abidjan, qui concentre encore plus de 80 % des activités industrielles du pays.

Un emplacement stratégique

Actuellement, l’un des plus importants chantiers de l’Agedi est celui de la zone industrielle d’Akoupé-Zeudji, à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale économique. Un mégaprojet qui porte sur plus de 940 ha à terme.

Une partie de la viabilisation et de l’aménagement du site, soit 127 ha, a été confiée à l’entreprise China Harbour Engineering Company (Chec), pour un investissement de plus de 85 millions de dollars. La banque panafricaine Afreximbank s’est quant à elle positionnée sur un lot de 114 ha, dont elle sera l’aménageur et l’opérateur, pour un investissement de 300 millions de dollars.

De par son emplacement stratégique, le site a déjà suscité l’intérêt de nombreux groupes internationaux. La zone industrielle d’Akoupé-Zeudji, alias PK 24, est en effet installée sur l’autoroute du nord, principal axe qui relie Abidjan aux régions de l’intérieur ainsi qu’aux pays limitrophes (Mali, Burkina Faso, Liberia et Guinée). Elle va doter la capitale économique d’énormes capacités supplémentaires de stockage et d’entreposage, celles du port d’Abidjan ne suffisant plus.

Vivier d’emplois

Plus de 70 ha ont déjà été attribués à 68 entreprises. À la fin de 2019, le groupe belge Sea-Invest a obtenu un titre foncier pour un investissement de 30 millions d’euros qui porte sur la réalisation d’entrepôts et d’aires de stationnement. Brassivoire, le consortium composé du géant néerlandais de la bière, Heineken, et du français CFAO, y a construit une brasserie pour un montant de 150 millions d’euros. Le conglomérat turc Limak y a installé une cimenterie, de même que le franco-marocain Nexans.

L’État prévoit d’aménager 200 ha supplémentaires grâce à des partenariats public-privé (PPP). « Nous ferons des extensions par étapes. Notre objectif est de rendre opérationnelle cette zone industrielle, qui sera un important vivier d’emplois », explique Souleymane Diarrassouba, le ministre du Commerce et de l’Industrie, qui mobilise ses équipes pour que ce nouveau projet d’aménagement aboutisse rapidement.

Parallèlement, le gouvernement et l’Agedi poursuivent le programme de réhabilitation et de modernisation des zones industrielles déjà existantes dans l’agglomération abidjanaise. Celle de Koumassi (120 ha) et celle de Vridi (120 ha), en plein port d’Abidjan, sont en cours de réaménagement dans le sud de la capitale économique.

Et dans la périphérie nord-ouest d’Abidjan, le long de l’autoroute nord, l’Agedi a achevé de moderniser, en janvier 2018, l’immense zone d’activités de Yopougon, pour un montant de 24 milliards de F CFA (plus de 36,6 millions d’euros). Celle-ci s’étend désormais sur 490 ha et accueille plus de 400 entreprises et usines.

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