Finance

À Al Mada, une gouvernance apaisée et collégiale

Mohamed El Kettani (gauche) et Hassan Ouriagli (droite)

Mohamed El Kettani (gauche) et Hassan Ouriagli (droite) © Al Mada

Un conseil d’administration renforcé, des comités sectoriels… L’arrivée d’Hassan Ouriagli à la tête du holding royal marocain a été accompagnée d’une refonte du système de gouvernance.

« Il n’y a plus de président omnipotent qui prend seul toutes les décisions et s’immisce dans la gestion quotidienne des filiales. » Les propos émanent d’un connaisseur du groupe royal et font clairement allusion à l’ancien président Hassan Bouhemou, débarqué de la tête de la SNI en 2014.

L’arrivée de son successeur a été accompagnée d’une refonte du système de gouvernance, qui a notamment consisté à doter le holding, comme c’est le cas pour ses principales filiales, de nombreux comités (RSE, stratégique, investissement, audit, rémunérations).

Rupture importante en matière d’image

Mieux encore, le conseil d’administration a été renforcé par l’arrivée d’administrateurs indépendants réputés dans le monde des affaires. Ainsi, aux côtés de Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi, siègent désormais des personnalités comme Daniel Bouton ou Jean Peyrelevade, anciens patrons respectivement de la Société générale et du Crédit Lyonnais.

Même dans la gestion opérationnelle, le président Ouriagli n’est pas seul à mener la barque, mais s’appuie sur des cadres du groupe comme Aymane Taud (DG délégué), Noufissa Kessar (directrice exécutive) ou Mehdi El Idrissi (directeur du capital humain). « Al Mada fonctionne aujourd’hui comme une banque d’affaires, et la prise de décision est plutôt collégiale », confie notre source.

Mais la principale rupture par rapport à l’ancienne SNI s’est effectuée en matière d’image. Avec le désengagement opéré du secteur agroalimentaire (Lesieur, Cosumar, Bimo, Centrale laitière), le conglomérat royal ne traîne plus la réputation d’un groupe hégémonique, déterminant le poids du panier de la ménagère et qui écornait tant l’image de son actionnaire, le roi en l’occurrence. Désormais, Al Mada se positionne comme un fonds accompagnant les projets structurants et qui fait du « positive impact » son credo.

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