Diplomatie

Centrafrique : Bangui à couteaux tirés avec l’ONU

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Des Casques bleus zambien de la Minsuca, à Birao le 18 juin 2019.

Des Casques bleus zambien de la Minsuca, à Birao le 18 juin 2019. © Photos: ONU / MINUSCA - Hervé Serefio

Le gouvernement centrafricain a réclamé à Mankeur Ndiaye, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, le départ de plusieurs cadres de la Minusca. La mission onusienne dénonce un coup monté.

Le 17 février, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, a réclamé à Mankeur Ndiaye, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, que Zalko Bars Dimitroff, Torres Ray et José Carlos quittent le pays.

La Minusca dénonce un coup monté

Le 14, Bethsaida Mbongo, président du Mouvement des patriotes centrafricains pour la paix (MPCP), lui avait affirmé détenir des preuves que ces trois cadres de la Minusca avaient livré des armes à des individus du quartier PK5.

Les trois intéressés ont démenti, et plusieurs sources au sein de la Mission dénoncent un coup monté. Mbongo est un intime de Harouna Douamba, homme d’affaires d’origine burkinabè connu pour ses sorties anti-Minusca, qui piloterait en sous-main le MPCP.

Les deux hommes sont surtout proches d’Henri Wanzé-Linguissara, ministre de la Sécurité publique. Selon nos informations, ce dernier a eu, au début de février lors d’une réunion avec la Minusca, une altercation avec Zalko Bars Dimitroff au sujet de la mauvaise qualité des renseignements fournis par son ministère.

Dans la semaine du 10 février, Wanzé-Linguissara s’est entretenu avec le Premier ministre, Firmin Ngrebada, lequel a tenté de le dissuader de s’en prendre à la Minusca. Mais son conseil n’a pas été suivi.

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