Arts

Le Bénin attend toujours la restitution de son patrimoine promis par la France

Ces trois statues royales du Dahomey (XVIIIe siècle), exposées au musée du Quai-Branly, à Paris, font partie
des Suvres qui doivent être restituées au Bénin.

Ces trois statues royales du Dahomey (XVIIIe siècle), exposées au musée du Quai-Branly, à Paris, font partie des Suvres qui doivent être restituées au Bénin. © CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/MAXPPP

Si les autorités préparent activement le retour d’objets et d’œuvres pillés pendant la colonisation, elles mettent un point d’honneur à le faire avec patience et discernement.

Premier pays africain à avoir demandé à la France, en 2016, de lui restituer son patrimoine, le Bénin attend que vingt-six œuvres lui soient remises par le Musée du Quai-Branly. Une « restitution sans délai de vingt-six objets » annoncée par le chef de l’État français, Emmanuel Macron, lors de son voyage à Ouagadougou, au Burkina Faso, en novembre 2017.

Mais le processus de transfert de propriété marque le pas, loin des envolées optimistes de départ. Le terme de « restitution » est de moins en moins utilisé. Le programme commun de travail entre le Bénin et la France, signé en décembre 2019, porte plutôt sur la « circulation d’œuvres d’art, notamment sous forme de prêts et d’expositions ».

En recevant, le 23 novembre 2018, le rapport qu’il avait commandé sur la restitution du patrimoine culturel africain à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr – lequel a recensé 90 000 œuvres d’art et objets d’origine africaine exposés ou entreposés dans des musées français –, Emmanuel Macron avait déjà donné le ton, souhaitant que l’on dépasse le principe des restitutions pour considérer toutes les formes possibles de circulation des œuvres (expositions, échanges, prêts, dépôts, etc.).

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