Arts

Johannesburg, l’antre du plasticien sud-africain William Kentridge

Untitled (dessin pour The Head & the Load).

Untitled (dessin pour The Head & the Load). © Thys Dullaart WilliamKentridge1Courtesy de l’artiste

Célébré dans le monde entier, le plasticien sud-africain William n’a jamais quitté sa ville natale. C’est ici qu’il vit et travaille, en collaboration étroite avec des artistes locaux.

Johannesburg, quartier Maboneng, Main Street, Unité 11. Alignés le long d’un couloir sombre, quatre danseurs et chanteurs s’engagent à tour de rôle dans une petite pièce circulaire. Quelques mètres plus haut, les mains posées sur la balustrade de la mezzanine, William Kentridge observe, corrige et conseille d’une voix calme et bienveillante. Il y a du monde dans cet ancien bâtiment industriel aux allures de plateau de cinéma : un cameraman, un preneur de son et une scripte œuvrent dans une ambiance méditative.

Après une dizaine de jours de répétition, la pièce Ungasabi (« n’aie pas peur », en zoulou), qui mêle réalité virtuelle, chants ancestraux et performance, est presque prête. Bientôt, le public aura l’occasion de découvrir ce nouvel opus, parmi d’autres. Si Kentridge a produit celui-là, la part belle est faite aux créateurs invités du Center For the Less Good Idea, le « Centre pour la moins bonne idée », un espace de création expérimental et multidisciplinaire qu’il a fondé en 2017.

Libre cours

Chaque année, des dizaines d’artistes, la plupart sud-africains et originaires de Johannesburg, y sont invités en résidence pour partager leur vision d’une société qu’ils connaissent bien. Sous la houlette d’un commissaire, des photographes, des écrivains, des peintres, des chanteurs, des acteurs et des danseurs se rencontrent pour un saut dans l’inconnu. Sans préparation ni ébauche. Pendant près de six mois, des hommes et des femmes aux influences et aux sensibilités diverses vont collaborer pour aboutir à une œuvre commune.

Une idée vient après la grande et bonne idée, après les fêlures et l’effondrement

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