Pétrole & Gaz

Total se lance à pleins gaz loin de ses bases

Si le géant mise dorénavant sur le gaz, 80 % de sa production reste pétrolière. Ici, le site du projet Moho Nord, à 75 km au large de Pointe-Noire, au Congo.

Si le géant mise dorénavant sur le gaz, 80 % de sa production reste pétrolière. Ici, le site du projet Moho Nord, à 75 km au large de Pointe-Noire, au Congo. © Damien Malfère

Avec le rachat des actifs de la major américaine Anadarko, le géant français de hydrocarbures Total prépare son avenir sur le continent. Un futur orienté vers le gaz et tourné vers des pays non francophones.

Nommé le 1er juillet 2019 président de la branche exploration-production de Total pour l’Afrique subsaharienne, le Français Nicolas Terraz a pris son temps avant d’accorder sa première interview – à Jeune Afrique –, au début de ce mois. Auparavant patron de la filiale nigériane de Total, auréolé de l’entrée en production du projet Egina en décembre 2018, le « patron Afrique » – même s’il n’a pas le nord du continent sous sa coupe – arrive à la tête d’une région clé pour son groupe. Celle-ci représente à elle seule près d’un quart de la production d’hydrocarbures du géant pétrolier – 705 000 équivalent barils par jour en 2019 –, mais aussi 35 % de son budget d’exploration prévu pour 2020, soit quelque 450 millions de dollars.

Le polytechnicien de 50 ans, passé comme son patron, Patrick Pouyanné, par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le ministère français de l’Industrie, est entré chez Total en 2001. Il y a entamé rapidement une carrière internationale, au Moyen-Orient (au Qatar notamment) puis en Asie (en Birmanie), puis est revenu au siège parisien pour prendre des responsabilités dans l’équipe de validation de nouveaux projets, avant de repartir, enfin, à Abuja.

Priorité sur le dossier Anadarko

Il le reconnaît lui-même, en dehors du Nigeria, ces trois dernières années, et du Congo pour étudier de nouvelles possibilités extractives, il connaissait assez mal le continent. Après sa prise de fonctions, il a donc réalisé une tournée dans les seize pays africains où Total E&P est présent, dont la moitié avec des projets en production ou en développement, et l’autre où il mène des activités d’exploration.

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