Politique économique

RDC : quand Kinshasa rêve d’entrer dans l’EAC

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Mis à jour le 21 février 2020 à 17h34
Les présidents des pays membres de l’East African Community, Yoweri Museveni, Uhuru Kenyatta, Jakaya Kikwete et Pierre Nkurunziza, lors du sommet États-Unis-Afrique d’août 2014.

Les présidents des pays membres de l’East African Community, Yoweri Museveni, Uhuru Kenyatta, Jakaya Kikwete et Pierre Nkurunziza, lors du sommet États-Unis-Afrique d’août 2014. © Molly Riley/AP/SIPA

Le sommet de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), qui se tiendra ce 29 février, doit permettre d’établir le calendrier en vue d’une éventuelle intégration de la RDC à l’organisation.

Repoussé à plusieurs reprises, le prochain sommet de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) doit avoir lieu ce 29 février à Dar es-Salaam, en Tanzanie. Paul Kagame passera alors la main à Uhuru Kenyatta, mais cet événement sera surtout l’occasion « d’enclencher le processus d’examen de la demande d’adhésion de Kinshasa à l’organisation », confirme le représentant d’un pays membre de la communauté est-africaine.

Kigali favorable

Le 8 juin 2019, la RDC a en effet sollicité, dans une lettre adressée à Paul Kagame, son intégration à l’EAC, composée jusqu’à présent du Burundi, du Kenya, de l’Ouganda, du Rwanda, de la Tanzanie et du Soudan du Sud.

La rencontre de février doit permettre d’établir le calendrier nécessaire à l’examen de cette demande, à commencer par les dates de visites de délégations de l’EAC en RDC. Aucun délai n’est précisé. « Le processus peut être très long », prévient juste un diplomate rwandais.

Kigali s’est d’ores et déjà déclaré favorable à l’adhésion de son voisin, mais les blocages pourraient survenir en interne. En filigrane, deux volontés d’intégration régionale risquent de s’affronter en RD Congo. D’un côté, Félix Tshisekedi veut concrétiser son rapprochement avec les pays de la zone EAC avec lesquels il a plusieurs fois affiché sa proximité depuis son investiture en janvier 2019.

De l’autre, le camp Kabila – et notamment certains généraux restés fidèles à l’ancien président – semble davantage regarder en direction de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

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