Société

Héritage d’Houphouët-Boigny : à Paris, l’hôtel de la discorde

La fille adoptive de Félix Houphouët-Boigny a perdu son bras de fer judiciaire avec l’État ivoirien. Elle n’a pas obtenu la restitution d’un hôtel particulier situé dans le 7e arrondissement de Paris.

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Mis à jour le 12 février 2020 à 11:45

L’hôtel Masseran, Paris, 7e arrondissement. © Vincent Fournier/JA

Le 16 janvier, aux termes d’un jugement dont JA a obtenu copie, le tribunal judiciaire de Paris a rejeté la demande d’Hélène Houphouët-Boigny. La fille adoptive du défunt président ivoirien contestait le legs verbal par lequel son père avait cédé ses biens immobiliers et mobiliers à la République de Côte d’Ivoire, et demandait leur restitution.

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Future résidence des chefs d’États ivoiriens à Paris

Au cœur de ce conflit, l’Hôtel de Masseran – un hôtel particulier du 7e arrondissement de Paris que Félix Houphouët-Boigny avait acquis dans les années 1970. Propriété de l’État ivoirien après le décès du « Vieux », celui-ci est vide depuis plusieurs années et se dégrade.

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Fortes de ce jugement, les autorités ivoiriennes ont l’intention d’y entreprendre des travaux de restauration et d’en faire la résidence des chefs d’État à Paris. L’avocat d’Hélène Houphouët-Boigny, Patrice Mouchon (Davies&Mouchon), a l’intention de faire appel.