Diplomatie

Les dessous du rapprochement entre Israël et le Soudan

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 12 février 2020 à 12h19
Abdel Fattah al-Burhane, le président soudanais.

Abdel Fattah al-Burhane, le président soudanais. © Kommersant/SIPA

Afin de se voir retiré de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme, le Soudan tente de tirer parti de la relation privilégiée qui lie les États-Unis à Israël.

Le 3 février, Abdel Fattah al-Burhane, le chef de l’État soudanais, et Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, se sont rencontrés en Ouganda. Selon nos sources, les deux hommes sont en relation depuis plus d’un mois et échangent des courriers par l’entremise d’un juriste israélien, bon connaisseur du Soudan.

Museveni en facilitateur

Ce rapprochement a également été facilité par Yoweri Museveni, le président ougandais, qui avait dépêché à Khartoum l’une de ses conseillères diplomatiques. Tant les Soudanais que les Israéliens y trouvent intérêt.

Ces derniers désirent en effet se ménager de bonnes relations dans le monde arabe, notamment avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui se trouvent être les deux principaux soutiens du nouveau pouvoir soudanais.

Pour Khartoum, cette initiative est, pour le moment, couronnée de succès : le 4 février, Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain, a convié Burhane à Washington.

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