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Cet article est issu du dossier «Le Togo à la veille de la présidentielle»

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Politique

Les principaux adversaires de Faure Gnassingbé à la présidentielle au Togo

Des partisans de l'opposition togolaise, en juin 2013 (photo d'illustration).

Des partisans de l'opposition togolaise, en juin 2013 (photo d'illustration). © Erick Kaglan/AP/SIPA

La Cour constitutionnelle a rendu publique le 17 janvier la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle. Sur les dix dossiers qu’elle a reçus, la Commission électorale en a retenu sept – dont celui de Faure Essozimna Gnassingbé. Portrait des cinq principaux adversaires du président sortant.

• Jean-Pierre Fabre

Jean-Pierre Fabre (Togo), candidat de l'Union des Forces de Changement (UFC) à la présidentce de la République, lors de la campagne électorale en février 2010. À la suite de divergences de vues avec son ex-mentor Gilchrist Olympio qui décida de se rallier au pouvoir après l'élection de Faure Gnassingbé, il crée l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dont il est l'actuel président. A Lomé, le 7. 02.2010. © Vincent Fournier/JA

Jean-Pierre Fabre (Togo), candidat de l'Union des Forces de Changement (UFC) à la présidentce de la République, lors de la campagne électorale en février 2010. À la suite de divergences de vues avec son ex-mentor Gilchrist Olympio qui décida de se rallier au pouvoir après l'élection de Faure Gnassingbé, il crée l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dont il est l'actuel président. A Lomé, le 7. 02.2010. © Vincent Fournier/JA © Vincent Fournier/JA

À 67 ans, ce métis togolais d’ascendance française brigue la présidence pour la troisième fois. Il a toujours échoué à la deuxième place, récoltant 33,93 % des suffrages en 2010 et 35,19 % en 2015.

Porté par un vent d’optimisme issu des dernières municipales, où il a remporté la mairie de Lomé Golf 4, Jean-Pierre Fabre a annoncé en octobre son intention d’être le candidat de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), son parti.

L’ex-chef de file de l’opposition parlementaire continue néanmoins de prôner l’ouverture « sans délai » de discussions politiques avec le gouvernement, pour améliorer le cadre électoral et afin de s’entendre sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles nécessaires à l’organisation d’élections équitables et transparentes dans le pays.

• Wolou Komi

Figure connue du monde universitaire, ce professeur agrégé des facultés de droit formé à l’université de Lille, dans le nord de la France, est un quasi inconnu au sein de la classe politique togolaise. Il occupe pourtant le poste de secrétaire national du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), un parti d’opposition qui l’a investi pour l’élection présidentielle.

À l’origine membre fondateur de la coalition des partis d’opposition C14, Wolou Komi en a claqué la porte en raison des nombreuses divergences qui l’ont rapidement traversée. Il prône la tenue d’une instance de dialogue avec le président Faure Gnassingbé, notamment dans le but d’améliorer le code électoral. Opposé à une candidature unique de l’opposition, il estime qu’elle ne constitue pas l’unique moyen de parvenir à une alternance politique.

• Agbéyomé Messan Kodjo

Agbeyome Kodjo (Togo), homme politique, ancien Premier ministre du président Eyadema. A Paris, le 17 avril 2013. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

Agbeyome Kodjo (Togo), homme politique, ancien Premier ministre du président Eyadema. A Paris, le 17 avril 2013. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique © Vincent Fournier/JA

Le président national du Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie (MPDD) se lance lui aussi dans la course à la magistrature suprême. Candidat en 2010, cet homme politique de 65 ans ne s’est pas présenté en 2015, bien qu’ayant été investi par son parti. Cet ancien Premier ministre de Gnassingbé Eyadéma avait alors justifié son désistement par l’échec de l’opposition à se réunir autour d’un candidat face à Faure Essozimna Gnassingbé.

En 2020, une réforme constitutionnelle ayant instauré un scrutin présidentiel à deux tours, Agbéyomé remet le couvert, militant plus que jamais pour une candidature unique de l’opposition dès le premier tour. L’ancien président de l’Assemblée nationale est soutenu dans ce projet par l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, et compte sur son expérience pour représenter l’ensemble de son camp lors de ce scrutin.

• Aimé Gogué

Ce professeur en économie de 72 ans a formé plusieurs générations d’étudiants à l’université de Lomé avant de se lancer en politique à travers son parti, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI). S’il a pris la tête de plusieurs ministères sous feu Gnassingbé Eyadéma entre 1991 et 1993, Gogué est de tous les combats de l’opposition depuis l’avènement de son fils Faure Gnassingbé.

Au départ allié de Jean-Pierre Fabre, il a pris ses distances avec lui avant de se porter candidat à la présidentielle de 2015. Il est arrivé en troisième position, avec 4,03 % des suffrages.

• Mohamed Tchassona Traoré

Présidentielle acte II pour ce notaire établi à Lomé et militant des droits humains. À l’âge de 60 ans, il va à nouveau tenter de convaincre les électeurs de le porter jusqu’au Palais de Lomé II. En 2015, le candidat du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) avait fini cinquième et donc dernier des cinq compétiteurs en lice, obtenant 0,90 % des suffrages.

Comme Tipki Atchadam, le leader en exil du Parti national panafricain (PNP), Tchassona est natif de Sokodé, dans la région centrale, mais refuse d’en être le « métayer ». Ce juriste ambitionne même de reprendre le cœur et le vote des habitants de sa région natale au leader révolutionnaire.

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