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Le roi Mohammed VI (au centre) réitérant son appel à élaborer un nouveau modèle de développement, dans son discours prononcé le 29 juillet 2019 à Tétouan (image d’illustration).

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Au Maroc, une libéralisation du crédit pour booster l’entrepreneuriat

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Économie

Maroc : 2 milliards de dirhams pour les zones rurales

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Mis à jour le 11 février 2020 à 16:43

Vue sur des montagnes de ‘Haut-atlas au Maroc. © Alejandro Calle/CC/Pixabay

Selon les instructions de Mohammed VI, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social doit s’occuper principalement des projets ruraux.

Le monde rural est au centre du Programme intégré d’appui et de financement des entreprises. « Nous voulons créer une classe moyenne rurale », a indiqué le ministre marocain de l’Économie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, interrogé par Jeune Afrique. Aujourd’hui, uniquement 25,2 % des communes rurales disposent d’un point d’accès aux services financiers, contre une couverture presque totale dans les villes.

Une disparité énorme qui ne facilite pas l’inclusion financière tant espérée par le pays. Le Crédit agricole du Maroc et Al Barid Bank se sont d’ailleurs engagés à couvrir le maximum de communes de moins de 20 000 habitants non encore desservies.

Des emprunts à taux plus faible

Des instructions royales ont aussi stipulé que le Fonds Hassan II pour le développement économique et social participe à ce grand chantier d’appui aux entreprises pour s’occuper principalement des projets ruraux.

Dounia Taarji, la présidente du directoire de l’institution, a détaillé le type de projets qui seront financés et garantis par les 2 milliards de dirhams (185 millions d’euros) injectés dans le Fonds. Il s’agit des dossiers provenant de petites ou très petites entreprises, agricoles ou non, et aussi d’autoentrepreneurs et de petites exploitations agricoles, qu’elles appartiennent à des personnes morales ou à des personnes physiques.

À l’image de ce qui se fera en milieu urbain, l’ensemble passera par des emprunts bancaires. C’est ainsi qu’une garantie de 80 % du crédit plafonné à 1,2 million de dirhams sera accordée par la Caisse centrale de garantie dans le cadre de son nouveau produit Damane Intelak Al Moustatmir Al Qaraoui.

Les projets ruraux pourront, contrairement à ceux de la ville, profiter d’un taux plus faible. Les banques vont prêter à un taux fixe de 1,75 % grâce à un refinancement par le fonds Hassan II à 0 %.