Politique

Algérie : les responsables de l’armée s’inquiètent de l’état de santé dégradé de Saïd Bouteflika

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Saïd Bouteflika, le frère et conseiller de l'ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, en mai 2017 dans un bureau de vote (image d'illustration).

Saïd Bouteflika, le frère et conseiller de l'ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, en mai 2017 dans un bureau de vote (image d'illustration). © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Alors que son procès en appel aura lieu dimanche 9 février au tribunal de Blida, l’état de santé du frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika suscite l’inquiétude des autorités.

L’état psychologique de Saïd Bouteflika, 62 ans, inspire de vives inquiétudes aux responsables de l’armée et à la direction de la prison militaire de Blida, où il est incarcéré depuis mai 2019.

Dépressif, supportant très mal sa détention et sa condamnation, le 25 septembre 2019, à quinze ans de réclusion, le frère cadet du président déchu Abdelaziz Bouteflika a été placé sous surveillance 24 heures sur 24.

Procès en appel le 9 février

Condamné le 25 septembre à quinze ans de prison dans le cadre d’une affaire d’ « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’État », l’ex- puissant conseiller à la présidence vit très mal sa réclusion à la prison militaire de Blida (50 km d’Alger), où il a dû revêtir l’uniforme carcéral.

Lors de ses promenades dans la cour de la prison, Saïd se parle à lui-même et se frappe le torse à coups de poing. Par ailleurs, il s’alimente peu et ne prend pas le traitement qui lui a été prescrit pour soigner une pathologie contractée avant sa détention.

Déféré le 7 décembre devant le tribunal d’Alger comme témoin dans le cadre du double procès des usines de montage automobile et du financement de la campagne électorale du candidat Bouteflika, Saïd Bouteflika a refusé de répondre au juge et au procureur. Il avait également refusé de leur répondre lors de son jugement au tribunal de Blida.

Le procès en appel des quatre condamnés aura lieu dimanche 9 février au tribunal de Blida. Les avocats de la défense insistent sur le fait que le premier procès revêtait un caractère politique et que le dossier d’accusation est vide.

Ce second jugement interviendra dans un contexte totalement différent. L’ancien vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, principal adversaire des quatre condamnés, est décédé le 23 décembre dernier d’une crise cardiaque.

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