Économie

Côte d’Ivoire : un boom immobilier « réservé » aux happy few

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 11 août 2021 à 13:33

Dans certains quartiers prisés comme celui de la Riviera, les prix du mètre carré se sont envolés ces dernières années. © KAYDAN

Les groupes immobiliers locaux Kaydan et Batim comme les marocains Addoha et Alliances multiplient les projets à Abidjan et dans sa périphérie. Mais, faute d’un marché du crédit adapté, ces logements restent inaccessibles pour un segment important de la population.

Dans le taxi qui la ramène de l’aéroport d’Abidjan, cette habitante confie avoir désormais du mal à se repérer dans cette ville où elle vit depuis quarante ans. En particulier dans le quartier de la Zone 4, Marcory, prisé des ressortissants français et de la communauté libanaise, ou encore celui de la Riviera, aux Deux-Plateaux, ou d’Angré, dans la très huppée commune de Cocody.

C’est là qu’ont surgi, en seulement quelques années, ces nouvelles zones résidentielles destinées plus particulièrement aux classes supérieures et moyennes. Alors que le marché immobilier connaît depuis 2011 une croissance annuelle de 18 % dans le pays (reflétant principalement la tendance d’Abidjan), les besoins sont tels que la frénésie gagne aussi la périphérie.

Croissance des agglomérations

De grosses opérations ciblent aujourd’hui les villes de Grand-Bassam, Bingerville et Songo (près de la commune populaire