Politique

Mauritanie : Mohamed Ould Bouamatou peut-il espérer un retour d’exil ?

Des signaux timides mais réels laissent augurer d’une possible clémence du pouvoir à l’égard des opposants exilés, dont Mohamed Ould Bouamatou.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 22 janvier 2020 à 16:29

Mohamed Ould Bouamatou, en 2008 (Archives). © DR

Après l’échec de plusieurs tentatives de dialogue avec l’opposition, Mohamed Ould Abdelaziz avait renoncé à organiser de nouvelles assises. Aussi Mohamed Ould Ghazouani, sitôt installé au palais présidentiel, a-t-il joué la carte de l’apaisement en recevant les figures les plus emblématiques du camp adverse, qu’il a longuement écoutées.

Moustapha Chafi et Mohamed Ould Bouamatou, tous deux exilés, espèrent eux aussi profiter de cette nouvelle politique et bénéficier de mesures de clémence favorisant leur retour au pays.

À Lire Mauritanie : Bouamatou s’engage aux côtés de l’opposition

Les signaux sont-ils au vert ? Le 11 janvier, les autorités locales ont assisté à l’inauguration d’une antenne de la Générale de banque de Mauritanie (GBM) par Leila Bouamatou, fille du riche homme d’affaires.

À Lire Mauritanie : Bouamatou s’entoure de ses proches à la GBM

À cette occasion, la patronne du groupe a d’ailleurs dénoncé les « pressions » et le « harcèlement » subis ces dernières années. À la fin de décembre, tous les anciens patrons des patrons du pays ont reçu une distinction, dont Bouamatou. Sous Aziz, aurait-il pu être ainsi honoré ?

Alors que le fondateur de Bouamatou SA demeure sous le coup de deux mandats d’arrêt internationaux émis par la Mauritanie, le nouveau président répète à ses collaborateurs qu’il ne peut influer sur le cours de la justice.

Mais, si les deux hommes ne se connaissent pas, Ghazouani n’a aucun différend personnel avec Bouamatou et a à cœur d’apaiser les tensions. Ce dernier a déjà commencé à rénover sa maison de Nouakchott.