Politique

Côte d’Ivoire : les derniers jours de Wattao

Le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara, dit Wattao, à Abidjan le 24 juillet 2013.

Le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara, dit Wattao, à Abidjan le 24 juillet 2013. © Nabil ZORKOT pour Jeune Afrique

Le colonel-major Issiaka Ouattara – dit Wattao – , décédé le 5 janvier, avait rencontré mi-décembre le ministre de la Sécurité et de la Protection civile pour évoquer avec lui des informations faisant état de son implication dans une supposée tentative de déstabilisation de l’État.

Avant d’être évacué à New York, où il est décédé le 5 janvier, le colonel-major Issiaka Ouattara (dit Wattao) ne quittait plus sa résidence, située à Marcory zone 4 (dans le sud d’Abidjan). Sa dernière apparition publique date du 12 décembre, après qu’il a été convoqué par le général Vagondo Diomandé, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

 Supposée tentative de déstabilisation

Des informations parvenues à ce dernier faisaient état de l’implication de l’ex-chef militaire rebelle dans une supposée tentative de déstabilisation de l’État. Au cours de leurs échanges, le sécurocrate a réalisé que ces informations étaient fausses et a exprimé ses regrets.

À la sortie de ce tête-à-tête, Wattao a rencontré le général Youssouf Kouyaté, le directeur général de la police nationale, qui venait s’entretenir avec le ministre. Les deux officiers généraux ont pris une photo – la toute dernière de Wattao, qui s’est envolé le même jour pour les États-Unis, via le Maroc.

Autorisation de sortie du pays

Depuis le mois d’octobre, ce dernier était affaibli par un diabète, d’abord soigné par des plantes médicinales. Il avait ensuite obtenu une autorisation de sortie du pays.

Si cette démarche avait été facilitée par l’état-major des armées, c’est Alassane Ouattara (ADO) qui avait personnellement pris toutes les mesures nécessaires pour son évacuation, à la demande de la fille aînée de Wattao, résidente américaine.

Le défunt était proche du colonel Bakary Diarrassouba, le chef d’état-major particulier d’ADO, et de Mamadou Diaby, le médecin du chef de l’État.

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